Présentation.

Présentation.

J'ai 20 ans. Je suis beau, riche, célèbre et j'ai ce que la plupart des gens de mon milieu n'auront jamais : l'intelligence. Quand j'étais adolescent, je voulais être astronaute. Pas pour aller toucher la lune mais pour m'éloigner de cette Terre où je me sens prisonnier. Je suis ce que l'on peut qualifier d'erreur de la nature. Mon enfance a été un désastre. Mon adolescence était encore pire. Aujourd'hui, les hommes m'envient et les femmes me vénèrent littéralement. Je suis l'incarnation même de la prétention et de l'arrogance car je sais que je vaux bien mieux qu'eux. Je n'aime personne. Ni ma petite amie, ni mes soit-disant amis et encore moins ma mère. Je déteste ma mère et il faut dire qu'elle me le rend bien. Seule ma s½ur garde encore une place dans mon c½ur. Du moins, ce serait sans doute le cas si j'en avais un. Je ne ressens aucun sentiment. Je suis une erreur de la nature. Les journaux à scandale adorent parler de moi. De toute façon, tout le monde adore parler de moi. En bien. Les gens ne parlent de moi qu'en bien. Tout le monde m'aime sans se douter que moi je déteste tout le monde. Ils pensent que je suis quelqu'un de bien. Mais ils ne me connaissent pas. Personne ne me connaît. Je suis égoïste, hypocrite et faux. Totalement faux. Je mens comme je respire. Je souris aux photographes alors qu'ils me donnent envie de vomir. Je vis dans une perpétuelle hypocrisie qui, je l'avoue, me fait plutôt rire. Le mot aimer ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je n'ai de l'estime pour personne. Je n'aime personne et ce n'est pas prêt de changer. Je suppose que dans une autre vie, je devais être quelqu'un de bien. Histoire de rattraper l'être infâme que je suis aujourd'hui. Je suis détestable mais tout le monde m'aime. Il y a déjà quelques années, on a décidé pour moi que je serais le sex-symbol de Hollywood. Je n'ai pas vraiment eu le choix. Ma vie est une succession de mensonges. Je suis un mensonge à moi tout seul. Je m'appelle Zac, Zac Efron et voici mon histoire.



CETTE HISTOIRE EST FINIE, DONC PLUS DE PUBS, MERCI !!!

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 04:53

Geändert am Mittwoch, 17. September, 2008 um 13:23

# Chapitre 1.

# Chapitre 1.
Le soleil qui tape à travers la vitre me réveille peu à peu. Je sors de mon lit immédiatement en prenant soin de ne pas réveiller l'inconnue qui se trouve à mes côtés. Encore une qui pense avoir pu conquérir Zac Efron mais ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle n'est qu'une parmi tant d'autres. Je me rhabille en vitesse et sort de son appartement affreusement décoré. A peine aie-je posé le pied dehors que déjà une horde de paparazzis se jette sur moi pour me poser un milliard de questions sur ce qu'ils croient être ma vie. Mais ma vie n'est pas du tout comme ils le pensent. Je leur fais un signe de main. Paraître poli, gentil et bien élevé. Il faut toujours paraître poli, gentil et bien élevé. La vérité, c'est que je n'ai qu'une seule envie, c'est de leur foutre mon poing dans la figure. Mais pas seulement à eux. A tous ceux qui m'entourent. Je rentre dans ma voiture après avoir répondu à quelques unes de leurs questions et soupire. Mon Dieu, que ce monde m'ennuie !
J'arrive devant mon appartement. Je me gare en ruminant à nouveau sur ma pitoyable vie. Une fois encore, je suis accueilli par des paparazzis par centaines. Une fille, qui doit avoir à peu près mon âge, se dirige vers moi.



Fille : Zac !! Zac !! Pourquoi tu ne m'as pas rappelé ?


Parce que je ne sais même pas comment tu t'appelles ? Parce que tu n'es pas assez bonne pour moi ? Parce que tu n'es qu'un jouet de plus ? Non. Je dois toujours paraître poli, gentil et bien élevé. Alors je me tourne vers elle, lui fait un léger sourire et soupire.


Zac : J'ai oublié. Désolé.


Elle me regarde. Je vois de la tristesse dans ses yeux. Mais je m'en fous. Elle ne croyait quand même pas qu'elle était importante pour moi ? Je lui fais un sourire hypocrite mais elle a l'air d'y croire puisqu'elle me le rend. Quelle naïveté ! Je ris intérieurement. Comment peut-elle croire que je suis sincère ? Je soupire et lui tourne le dos. J'entre dans mon immeuble et m'arrête quelques instants. Je savoure le silence solennel qui règne dans l'entrée. Plus de cris de paparazzis ou de groupies en chaleur. Je reprends mes esprits et montre les marches quatre à quatre. Je fais tourner la clés dans la serrure et entre. Je cris, pour me faire entendre.


Zac : Sophia ? Je suis rentré !


Sophia est ma petite amie. Du moins, elle se considère comme telle. Et moi, je m'en fous. Les gens pensent que l'on file le parfait amour et ça me convient parfaitement. Au moins, ils ne cherchent pas savoir qui sont toutes celles avec qui je la trompe. Aucun remord. Je n'en ai aucun. Elle ne sait pas à quel point je me fous d'elle. C'est triste, autant de naïveté. Elle se dirige vers moi. Ses longs cheveux bruns tombent sur ses épaules et elle arbore un large sourire qui ne me rassure absolument pas. Elle va probablement m'annoncer une bonne nouvelle. Je déteste les bonnes nouvelles tout simplement parce qu'elles ne sont la plupart du temps bonnes que pour ceux qui les annoncent. Je m'allume une cigarette avant qu'elle ait pu dire quoique ce soit. Elle s'approcha encore, toujours son sourire satisfait accroché aux lèvres. Elle m'embrasse et se lance enfin.


Sophia : J'ai une bonne nouvelle !


J'en étais sûr. Putain ! Je le sens mal. Elle veut qu'on déménage ? Elle est enceinte ? Ses parents nous rendent visite ? Elle est prise dans un nouveau film ? Il faut qu'elle soit prise dans un nouveau film ! Elle sera enfin loin de moi et je pourrais enfin respirer et lancer des horreurs sur elle sans me soucier de sa présence. Mais non. C'est bien pire que tout ce que je peux imaginer. Toujours, son sourire aux lèvres elle m'annonce la nouvelle.


Sophia : Ma cousine va venir passer quelques jours avec nous !


Ah non ! Tout mais pas ça !



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.





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Sophia : Sophia Bush.

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 07:09

Geändert am Sonntag, 24. August, 2008 um 14:14

# Chapitre 2.

# Chapitre 2.
Je dois faire quoi là ? Faire semblant d'être heureux ? Je ne peux pas. Vanessa. La cousine de Sophia. Je la déteste plus que tous les autres. Je la déteste parce que quand je suis avec elle, je me sens bien. Et je déteste cette sensation, cette impression d'avoir un c½ur. Vanessa est un monstre. JE LA DÉTESTE.
Je me force à sourire, regarde Sophia et réponds, dans un souffle.



Zac : C'est génial.. Quand ?


Le plus tard possible ! Je vous en supplie ! Ayez pitié de moi. Même si je ne le mérite pas. Sophia a l'air heureuse de m'annoncer ça. Ah ! Si elle savait, elle le serait beaucoup moins. Elle m'annonce, toujours aussi souriante, que Vanessa arrive demain. QUOI ? DEMAIN ? Mais elle a décidé de me pourrir la vie ou quoi ? Déjà qu'elle vient envahir mon appartement, elle va pas en plus arriver dès demain ? Je vais sauter par la fenêtre. C'est la meilleure solution. Au lieu de ça, je m'allume une nouvelle cigarette, ouvre la fenêtre et fume. Encore et encore. C'est la seule chose qui me détend. Je ne veux pas voir Vanessa. J'en suis incapable. Je ne veux pas avoir de sentiments. Je ne veux pas avoir de c½ur. Je m'aime comme je suis. Prétentieux, arrogant, sans c½ur, brutal, violent, méchant, immonde, infâme, odieux, exécrable. Je m'aime comme ça, et pas autrement. J'écrase ma cigarette sur le bord de la fenêtre. Pourquoi ? Parce que je sais que Sophia déteste ça. D'ailleurs, elle s'empresse de me le rappeler. Mais je m'en fous. Si elle savait à quel point je m'en fous. Midi approche à grands pas. J'embrasse Sophia sans grande conviction et sors de chez moi. Les paparazzis m'assiègent. Je suis la seule chose qu'ils veulent. Je suis ce qu'ils voudraient tous être. Je marche lentement dans les rues de Los Angeles. Je dois me changer les idées. Vanessa arrive demain. J'ai peut-être le temps de mourir d'ici là ? Trop tard, une petite fille arrive vers moi en courant.


Petite fille : Zac !! Je peux avoir un autographe ?


Ta gueule toi ! Tu vois pas que je réfléchis ? Non Zac. Toujours paraître poli, gentil et bien élevé. Je m'accroupis pour être à sa hauteur et soupire.


Zac : Tu t'appelles comment ?


La petite fille me sourit et me répond.


Petite fille : Vanessa.


Putain ! Le destin s'acharne sur moi, c'est pas possible. Si Dieu existe, qu'il sache que je le déteste du plus profond de mon c½ur ! Je lui griffonne quelques mots sur le bout de papier qu'elle me tend et lui rend. J'ai envie de lui jeter à la figure mais les paparazzis et sa mère me regardent d'un air bienveillant. Si j'avais un flingue en ce moment, je les tuerais tous autant qu'ils sont. Mais je n'ai pas de flingue et je ne veux pas finir ma vie en prison. Quoi que ? Être seul jusqu'à la fin de mes jours, c'est peut-être ça la solution. Mais non. Je suis trop égoïste pour leur faire ce plaisir. Je reprends ma marche solitaire puis entre dans un bar. J'ai l'habitude de venir ici. Moi qui déteste la routine, je me trouve bien pitoyable. Je m'assieds à une table et une serveuse, avec qui j'ai du coucher une bonne dizaine de fois, s'approche de moi. Seul problème. Je ne sais plus comment elle s'appelle. Mélanie ? Non. Mary ? Non plus. Ça commence par un M, j'en suis sûr. Heureusement, un homme l'interpelle et lui crie de venir me servir. Miley. Elle s'appelle Miley. Elle se dirige donc vers moi, son carnet dans une main et son stylo dans l'autre. Elle tremble. Comme toutes les autres, elle a peur de me revoir après la dernière nuit qu'on a passé ensemble. Surtout que cette chère Miley est sur le point de se marier. Elle se force à me sourire. Hypocrite !


Miley : Je.. Je te sers quoi ?


Je la regarde en souriant. Elle détourne le regard parce qu'elle sait qu'elle ne résistera pas longtemps.


Zac : Une vodka ananas.


Elle s'éloigna immédiatement, toujours tremblante. Je ris intérieurement parce que je sais, que si j'en avais envie (ce qui n'est pas le cas) je pourrais l'avoir dans mon lit dans les quelques minutes qui suivent. Elle revient vers moi, pose mon verre sur la table et bafouille.


Miley : Pour.. Pour.. Pour l'autre fois.. On oublie.. d'accord ?


Je lève les yeux vers elle et, encore une fois, elle détourne le regard. Ce que j'aime manipuler les gens ! Les femmes en particulier. Un psychologue vous dirait sans doute que je fais souffrir les femmes pour me venger de ma mère qui m'a fait souffrir moi. Mais non. Je les fais souffrir parce que j'aime voir souffrir les gens. Je suis un monstre, une erreur de la nature et ça me plaît. Je suis comme ça. Je la regarde et essaie d'effacer le sourire narquois fixé à mes lèvres. Je lui réponds en m'allumant une nouvelle cigarette.


Zac : Ok.


Elle me regarde avec de grands yeux. Je sais qu'elle est déçue. Elle aurait voulu que je la supplie de quitter son Cody -avec qui elle va se marier- pour moi. Mais la vérité, c'est que je m'en fous. Miley est un bon coup. C'est tout. Je la regarda dans les yeux en souriant. Je sais qu'elle meurt d'envie de me gifler.. mais elle tourne les talons et s'en va. Je l'entends renifler quelques mètres plus loin. Pleure Miley, pleure. Si tu savais comme je m'en fous. J'écrase ma cigarette dans le cendrier, bois mon verre, laisse un bon pourboire et sors. Je finis mon après-midi à marcher lentement dans les rues de Los Angeles. Quand je commence à être fatigué, je rentre. Sophia m'attend impatiemment. Elle veut me demander où j'ai passé la journée mais elle n'ose pas. Elle a trop peur de la réponse. Je vais me coucher après l'avoir embrassé. Elle croit que je l'aime. Elle m'aime. Elle me le répète chaque jour. Mais pas moi. Je n'aime personne. Je n'ai jamais aimé personne. Du moins, aussi loin que je m'en souvienne. J'aimais mon père. Je crois. Mais mon père est mort et je n'ai pas versé une larme depuis qu'il s'est tiré une balle dans la tête. Je me faufile dans mon lit. Sophia vient me rejoindre et m'embrasse dans le cou. Je la repousse. Je n'ai pas envie d'elle. Elle est trop fade, trop simple. Je m'endors avec difficulté. Je ne veux pas voir Vanessa. Je ne veux pas être demain. Je n'ai jamais aussi mal dormi de toute ma vie.


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.


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Miley : Miley Cyrus.

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 07:10

Geändert am Sonntag, 24. August, 2008 um 14:15

# Chapitre 3.

# Chapitre 3.
Le soleil se lève. Tout comme Sophia qui, en passant, me pousse à faire de même. Je ne veux pas me lever. Si je me lève, je vais devoir aller à l'aéroport pour aller chercher Vanessa. Je ne veux pas ! J'ai l'air d'être un enfant. Au bout d'une dizaine de minutes, je conçois enfin à poser mon pied en dehors du lit. Sophia est surexcitée. J'ai envie de lui mettre des baffes. Elle s'habille à toute vitesse. Moi je préfère prendre mon temps. Vanessa attendra s'il le faut. Je fais exprès de mettre une éternité à choisir mes vêtements, histoire d'énerver un peu Sophia. Mais si je me dépêche, c'est moi qui vais m'énerver et mon père m'avais appris que l'excitation me mettrait en colère. Mon père savait. Il savait que je n'étais pas comme les autres. Je suis différent des autres. Il le savait et il m'a appris à gérer ça. A rentrer dans le moule pour ne pas attirer les regards. Mais aujourd'hui, il est mort et plus personne ne peut me contrôler. Quand j'ai fini de m'habiller, j'allume une cigarette. Sophia me lance un regard méchant. Je ne sais pas si je dois avoir peur ou bien rire mais en tout cas, son regard ne me fait absolument rien. On sort de l'appartement. Les paparazzis nous posent des milliards de questions sur notre (soit-disant) merveilleux couple. On nous demande même si Sophia est enceinte. Ils délirent là ou quoi ? Vous me voyez sérieusement, moi, Zac Efron, papa d'un mioche qui hurle pour qu'on lui change ses couches ? Je me demande encore comment ma mère a pu ne pas me jeter par la fenêtre quand j'étais un gosse. Je suis sûr qu'aujourd'hui elle regrette de m'avoir mis au monde. Et je la comprends. Je regrette moi-même d'être venu au monde. Sophia et moi entrons dans ma voiture. Je déteste cette voiture. Une Porsche de je ne sais quelle année. Elle sent le cuir neuf. Elle est neuve. Je l'ai payé avec mon salaire de Hairspray. Je la déteste mais elle me permet d'entrer dans le moule des starlettes surpayées qui dépensent leurs sous dans des achats trop coûteux et surtout trop inutiles. Je roule. Sophia m'indique à chaque fois quelle sortie prendre. Elle me prend pour un con ou quoi ? Je suis encore capable d'aller à l'aéroport tout seul. Je prends l'avion trois ou quatre fois par mois. J'ai envie de foncer dans le mur. Ma belle Porsche serait totalement détruite et avec un peu de chance, je ne survivrais pas. On arrive à l'aéroport. Sophia sort de la voiture la première. Moi je reste les mains sur le volant. Je prends une grande inspiration et sors à mon tour. On entre dans l'immense bâtiment main dans la main. J'ai envie de vomir rien que de sentir sa peau contre la mienne. Sophia me lâche la main et se met à courir. Je sens que la fin approche. Si elle court, c'est bien évidemment parce qu'elle a aperçu Vanessa qui doit d'ailleurs nous attendre depuis plus de vingt minutes. Je m'en fous, elle mérite d'attendre. Je l'aperçois à mon tour. Elle se dirige vers moi, en parlant avec Sophia. Elle me nargue. Je suis sûr qu'elle le fait exprès. Ses longs cheveux bruns tombent sur ses épaules. Son sourire me donne le vertige et ses grands yeux bruns me donnent envie de prendre mes jambes à mon cou. Elle arrive finalement devant moi. On se regarde dans les yeux. J'attends qu'elle dise quelque chose, et c'est sûrement aussi le cas pour elle. Elle parle enfin, en me regardant intensément.


Vanessa : Salut Zac.


Je réponds par un léger sourire. J'attrape sa valise et me dirige vers la sortie mais sa main douce m'arrête en route. Je me retourne, elle me sourit.


Vanessa : Je te présente Jesse, mon petit ami.


Elle me sourit. Un sourire hypocrite, narquois, moqueur, vengeur. Surtout vengeur. Elle m'en veut pour la dernière fois. Je pose les yeux sur son petit ami. Il est plus petit que moi, blond, les yeux verts, un visage d'enfant. J'ai envie de lui foutre mon poing dans la figure. Pourquoi ? Parce que si Vanessa ne m'appartient pas, elle n'appartiendra à personne. Je lui serre la main en essayant de serrer le moins fort possible bien que j'ai envie de la lui broyer. Sophia et Jesse partent devant, en faisant connaissance. Je commence à m'éloigner mais elle me retient à nouveau. Je me retourne et elle me sourit. Je la regarde et lance froidement.


Zac : Tu essaies de me rendre jaloux ? Ça ne marche pas, Vanessa. Je ne t'aime pas. Je ne t'ai jamais aimé et je ne t'aimerais probablement jamais. Je me fous de Jesse. Tu es bonne au lit. C'est tout. Je pensais que tu me connaissais assez pour savoir que ça ne me toucherait pas.


Elle a perdu son magnifique sourire et me regarda méchamment. Je n'aime pas ce regard. C'est le regard qui veut dire "Toi mon gars, tu vas en baver". Je m'attends à ce qu'elle me gifle violemment, mais au lieu de ça, elle me tire dans les toilettes de l'aéroport. Je la regarde, surpris et je n'ai pas le temps de dire quoique ce soit qu'elle m'a déjà embrassé langoureusement. Cette fille me rendra fou. J'aurais préféré qu'elle me gifle. J'aurais eu moins mal. Mon c½ur tape dans ma poitrine. J'ai l'impression qu'il va exploser. Vanessa se détache de moi, à mon grand regret et me chuchote à l'oreille.



Vanessa : Je te connais assez pour savoir que tu meurs d'envie de me faire l'amour.


Sur ces dernières paroles, elle sort des toilettes. Je reste appuyé contre le mur quelques instants et sors à mon tour. Cette fille est un monstre. Je la déteste. Je la déteste du plus profond de mon c½ur. Si mon père était encore vivant, il aurait su me calmer. Mais mon père n'est plus là et je bouillonne à l'intérieur. Je déteste Vanessa Hudgens. C'est la vérité. Je suis incapable de l'aimer. Premièrement parce que je n'ai pas de c½ur, et deuxièmement parce que je la déteste de me donner de telles décharges d'adrénaline, de me faire me sentir vivant. Je les rejoins à l'extérieur. En me voyant arriver, Vanessa se colle sensuellement à Jesse. Ça ne me fait pas mal. Je la trouve sexy quand elle veut que je sois jaloux. Pourtant, Vanessa sait bien que je n'aime personne. Je suis incapable d'aimer. Même pas elle. Tout le monde m'aime. Vanessa aussi. Je crois. Mais moi je déteste tout le monde. Vanessa aussi. Je crois...


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.





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Vanessa : Vanessa Hudgens.
Jesse : Jesse McCartney.


Bisous.
Lucile.

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 16:39

Geändert am Sonntag, 24. August, 2008 um 14:15

# Chapitre 4.

# Chapitre 4.
Je suis affalé sur le canapé dans le salon. Je regarde une émission pourrie à la télévision. Pendant ce temps, Jesse, Vanessa et Sophia sont en grande discussion sur la soirée qu'ils comptent passer je ne sais où. D'ailleurs, je m'en fous. Quand j'étais enfant, je pensais que la vie était merveilleuse et sans embûche. Je me suis vite rendu compte que j'avais tort quand, le jour de mes 10 ans, ma mère est venue m'annoncer que j'étais une erreur et qu'elle n'avait jamais voulu de moi. Ma mère est ce que l'on peut appeler une alcoolo-despressive-égoïste-hypocrite. Ma mère n'a toujours pensé qu'à elle. Elle se croit supérieure aux autres parce que c'est une belle femme, désirée de tous. Moi, elle m'a toujours donné violemment envie de vomir. Ma mère est folle. Totalement folle. Adolescent, elle pensait que j'étais amoureux d'elle. Totalement folle et surtout très égocentrique. Ma mère est un monstre de la pire espèce. Le genre de personne que tout le monde croit connaître mais qu'en réalité, je suis le seul à cerner réellement. Je connais la personnalité des gens dès le premier regard. Tous. Sauf une : Vanessa. La première fois que j'ai vu Vanessa, c'était à un dîner de Noël. Sophia m'avait invité à le passer avec sa famille. Les fêtes de Noël m'ennuient à mourir. Je déteste ça. D'ailleurs, toutes les fêtes quelles qu'elles soient m'ennuient. Cependant ce réveillon là, je m'en souviens encore. J'avais d'abord rencontré les parents de Sophia. Ce sont des gens sympathiques et honnêtes. Mais profondément barbants. Et puis, Vanessa est arrivée en milieu de soirée. Nous étions déjà une dizaine, peut-être plus, et j'avais déjà cerner la personnalité de chacun. Mais dès que Vanessa est entrée dans la pièce, et que je l'ai aperçu, je me suis senti soudainement vide. Totalement vide. Quand elle m'a serré la main, je lui ai dit d'une voix calme et sereine que je m'appelais Zac. Mais en réalité, je n'étais pas du tout serein. Le soir, quand tout le monde était allé se coucher, je me suis retrouvé seul avec elle, au bord de la cheminée. Je n'ai jamais compris comment on s'était retrouvés à faire l'amour sur le canapé mais je m'en souviens encore. Vanessa a toujours provoqué chez moi une effervescence. C'est pour ça que je la déteste autant. Depuis le jour où mon père s'était suicidé, je n'avais plus ressenti aucun sentiment. Pour personne. Et elle a débarqué comme ça, sans me demander mon avis. J'aime être ce personnage sans c½ur et méchant. Ça me plait. J'aime faire souffrir les gens parce que je sais qu'ils ne souffriront jamais autant que moi. Je suis orphelin sans l'être réellement. Personne ne peut comprendre ça. Soudain, une voix me sort de mes pensées. Je lève lentement la tête. Sophia me regarde tendrement. Je déteste ça. De toute façon, tout m'exaspère chez elle. Elle me sourit et ouvre enfin la bouche.


Sophia : On y va. A tout à l'heure.


Je grogne en signe d'approbation et elle sort après m'avoir embrassé. Je soupire et m'allonge de tout mon long sur le canapé. Je déteste ma vie. Je déteste les gens qui m'entourent. Et par dessus tout, je me déteste moi. Je ferme les yeux, toujours allongé sur le canapé et essaie de me remémorer une époque heureuse de ma vie. Aie-je été un jour réellement heureux ? Oui. Il y a une éternité. Grâce à Hayden. Hayden est ma s½ur jumelle. Si j'avais un c½ur et des sentiments, je l'aimerais plus que tout. Hayden n'est pas comme moi. Elle est douce, gentille, généreuse, altruiste et surtout honnête. Tout le contraire de son frère. Mais Hayden serait sans doute comme moi si elle avait vu tout ce que j'ai vu. Je sors à nouveau de mes pensées. Je sens une présence au dessus de moi qui me fait sursauter. J'ouvre les yeux. Vanessa est là, à califourchon sur moi et elle me regarde avec ses yeux que j'aime tant. Je lui souris. Je ne saurais dire pourquoi mais j'ai envie de lui sourire. Quelques mots parviennent à sortir de ma bouche.


Zac : T'es pas partie avec les autres ?


Elle s'enlève d'au-dessus de moi. J'en profite pour me redresser et m'allumer une cigarette. Cette saloperie me tuera. Mais il faut bien mourir un jour. Elle se tourne vers moi et soupire ironiquement.


Vanessa : J'étais fatigué, tu comprends. Et je ne voulais pas te laisser tout seul.


Oui, je comprends. Ce que je comprends surtout c'est qu'elle veut me rendre fou et que -même si je ne le montre pas- elle va finir par y parvenir. Je m'approche pour fumer à la fenêtre. Quelques petites secondes après, elle me rejoint et enroule ses bras autour de ma taille. Elle se met sur la pointe des pieds et me chuchote au creux de l'oreille.


Vanessa : Tu m'as manqué.


Je sens chaque millimètre de mon corps frissonner. C'est horrible la sensation que quelques petits mots, prononcés par la bonne personne, peuvent provoquer. Je me retourne et la regarde dans les yeux. Je ne peux décemment pas continuer comme ça. Je n'y arrive pas. Je détourne le regard et m'éloigne. Je pars dans la cuisine, attrapa une bouteille d'eau qui traine et je bois. Ce n'est pas de l'alcool mais j'ai la bouche sèche alors je m'en contente. Vanessa vient de me rejoindre. Je ne l'ai pas vu, j'ai le dos tourné mais je sens sa présence. Son odeur que je reconnaîtrais entre mille. Elle s'approche lentement de moi et me force à me retourner. Je me retrouve face à elle. Je me sens tout petit quand elle me regarde comme elle le fait en ce moment. Je craque. Je la prends par les hanches, la colle au mur avant de me coller moi-même à elle et l'embrasse. Je ne peux pas résister. Je sens ses mains froides se glisser sous ma chemise. Je déteste cette sensation si plaisante. Je devrais être heureux en ce moment mais je ne le suis pas. Je déteste ces sentiments étranges qui m'assaillent dès que je suis avec Elle. Ils sont trop confus, trop forts. Moi, Zac Efron, immonde être sans c½ur, je ne peux pas être heureux. Je ne le mérite pas. Le temps que je pense à tout ça, je suis déjà entièrement nu et elle m'a entraîné dans ma chambre sans que je puisse dire quoique ce soit. Je me sens faible. Je me sens nul. On fait l'amour. Je ne saurais dire combien de temps ça a duré, parce que Vanessa est la seule avec qui je perds toute notion du temps.
Je suis allongé dans mon lit. Je tourne la tête vers elle puis pose mon regard sur le plafond. Je respire difficilement. Cette explosion de sensations au fond de mon estomac me donne envie de vomir. Ou de sauter par la fenêtre. Mais au lieu de ça, je me redresse, ouvre le tiroir de ma table de chevet et en sors fièrement un paquet de cigarettes. J'en allume une. Je sens son regard posé sur moi. Je n'ose pas tourné la tête. J'ai trop peur de retomber à nouveau. Cependant, je décide, pour la première fois depuis une éternité, de laisser mon empathie et mon profond dégoût des sentiments de côté. Je m'approche lentement d'elle et lui chuchote à l'oreille.



Zac : Tu m'as manqué aussi.


Et c'est vrai. Pour la première fois depuis une éternité, je ne mens pas. Un magnifique sourire illumine son visage. Elle s'approche de moi et m'embrasse tendrement. Je me sens bien. Suis-je encore Zac Efron en ce moment précis ? J'en doute. Je ne sais plus qui je suis. Cette fille me rend fou.



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.

# Online seit Freitag, 11. April, 2008 um 16:42

Geändert am Sonntag, 24. August, 2008 um 14:16