Voilà deux jours que Vanessa et Jesse sont ici. Sophia passe son temps à parler. Je déteste les gens qui parlent trop. En plus de ça, je suis d'humeur morose. Ça fait deux jours et je n'ai pas réussi à me retrouver seul avec Vanessa une seule fois. Ça me désespère. On est à table. On mange. Mais le mieux, c'est que Sophia a eu la merveilleuse idée d'inviter ses parents. Ironie, quand tu nous tiens... Je m'ennuie à mourir. Jesse parle avec le père de ma "petite amie" de tennis pendant que Sophia parle de son nouveau projet de film avec sa mère. Au secours ! Achevez-moi ! Je veux mourir. Je parle trop vite parce qu'au moment où je pense à quitter la table après les avoir tous insultés de tous les noms -tous sauf Vanessa-, je sens un pied me frôler la cuisse. C'est ça que j'ai toujours aimé chez Vanessa : son côté spontané. Elle me fait un sourire qui veut tout dire. Je m'éclaircis la gorge pour faire taire les discussions. Sophia, ses parents et Jesse se tournent vers moi. Je cherche une excuse -totalement bidon- pour quitter la table.
Zac : Je dois vous laisser.. J'ai rendez-vous pour un scénario.
Ils me regardent, ils ont l'air de sombres crétins. Ah non ! Ce n'est pas qu'une impression. Ce sont de sombres crétins. De toute façon, je ne leur demande absolument pas leur avis. Vanessa me sourit et repasse doucement son pied contre ma jambe. Je me lève, je ne tiens plus. Vanessa se lève aussi et regarde les autres d'un air affolé.
Vanessa : Mince ! Moi j'avais rendez-vous chez un disquaire pour une séance de dédicasses. J'avais complètement oublié !
Je souris. Cette fille est vraiment géniale. Oh ! Stop ! Zac Efron, qu'est-il t'arrive ? Je les déteste tous. Tous même elle. Elle me regarde et reprend.
Vanessa : Zac, tu pourrais me déposer parce qu'en bus je serais jamais à l'heure !?
J'acquiesce et on sort en vitesse sans attendre la réponse des autres. On montre dans l'ascenseur à toute vitesse. Je l'embrasse langoureusement. Elle se détache de moi, me fait un sourire coquin et blog l'ascenseur en appuyant sur le bouton Arrêt. Elle lance d'un ton ironique.
Vanessa : C'est dommage... Qu'est-ce qu'on va faire ?
Je souris, m'approche de son oreille et y glisse quelques mots.
Zac : J'ai ma petite idée.
Nos baisers reprennent de plus belles. Je n'arrive pas vraiment à réaliser que je suis capable de coucher deux fois de suite avec une autre que Sophia. Evidemment, ça fait bien plus que deux fois que je couche avec Vanessa. Mais quand même. Je ne l'aime pas. J'ai juste envie d'elle. D'habitude, les autres ne sont que des passe-temps, même pas vraiment des objets de mon désir. Vanessa, si. Elle a cet air innocent qui me donne envie d'être le Zac Efron d'il y a quelques années. Celui qui aimait tout le monde, celui qui était naïf et innocent. Je ne suis plus ce Zac depuis que ma mère m'a clairement expliqué que j'étais une erreur de la nature -Le misérable résultat d'un viol- et qu'elle me détestait comme il était presque impossible de haïr. Je ne suis plus ce Zac depuis le jour où je suis rentré tranquillement chez moi et que j'ai trouvé dans mon salon le corps inerte de mon père -ou du moins, celui que je considérais comme tel-. Son suicide est sans doute la chose qui m'a fait devenir ce que je suis aujourd'hui. Les paroles de ma mère me perturbaient, me hantaient, mais voir l'homme que j'aimais et admirais tant ainsi, c'était bien pire que tous les mots du monde. Voyez l'effet qu'elle me fait. Quand je suis avec Vanessa, je suis malheureux. Pas à cause d'elle. Enfin si, en quelque sorte. Je suis malheureux parce que je ne peux m'empêcher de repenser à tout ça. Quand on a fini, on se rhabille. Vanessa remet l'ascenseur en route et on sort de l'immeuble. On prend ma voiture -que je déteste toujours autant- et on part je ne sais où. Je conduis et je n'ai pas envie de m'arrêter. Pas tant qu'elle est à mes côtés. Au bout d'un long moment, elle se tourne vers moi et sourit.
Vanessa : On devrait peut-être s'arrêter là.
Je gare la voiture sur le côté et on descend. Elle fait rapidement le tour et me prend la main. Je frissonne. On marche ainsi pendant un certain temps. Je crois qu'on a quitté Los Angeles. Je connais Los Angeles comme ma poche et le parc dans lequel nous arrivons à présent ne ressemble en rien à la ville que nous avons quittés quelques temps plus tôt. Vanessa se met à courir. Je ne cherche pas à savoir pourquoi et souris. Je la suis en marchant lentement, les mains dans les poches. Je m'allonge dans l'herbe et elle me rejoint quelques minutes plus tard. Elle s'allonge à côté de moi, penche un peu la tête et me dépose un léger baiser sur les lèvres. Je souris et la réembrasse. Cette fille me rend meilleur. Je n'ai pas envie d'être meilleur mais avec elle, je n'ai pas le choix. Finalement, on arrête de s'embrasser et elle pose sa tête sur mon torse. Je me sens bien. Et ça me donne envie de vomir. Je n'ai pas le droit d'être heureux. Non, Zac Efron n'a pas le droit d'être heureux. Vanessa me connaît trop bien puisqu'elle lève les yeux vers moi et me sourit.
Vanessa : Zac, arrête un peu de penser, pour une fois dans ta vie. Tu te fais du mal et tu le sais très bien.
Je déteste le ton sur lequel elle a prononcé ces quelques mots. Elle est ferme, sûre d'elle, presque arrogante. Je laisse tomber ma tête sur l'herbe fraîchement coupée et soupire d'une voix faible, trop faible. Je suis faible.
Zac : Je ne peux pas être avec toi.
Elle se redresse et glisse sa main sous mon t-shirt avant de parler.
Vanessa : Tu peux toujours essayer de t'en convaincre...
Je soupire. La vérité. La vraie vérité, c'est que je suis mort de trouille. Je suis en train de changer. A cause (ou grâce?) à elle. Je ne veux pas changer. J'aime être méchant, égoïste, sans c½ur. C'est ma façon à moi d'être différent. J'aime me moquer des gens qui pensent que leur existence est importante à mes yeux. Pourquoi changerais-je ? Je suis une erreur. Une grave erreur. Mais j'aime être cette erreur. Je me détache d'elle et me lève en soufflant d'incompréhensibles grognements.
Zac : Je peux pas...
Vanessa se lève à son tour. Elle se poste devant moi. Je la regarde dans les yeux, je ne peux pas m'en empêcher. J'aime trop ses yeux pour tourner le regard. Sans que je m'y attende, elle lève la main et me gifle avant de crier.
Vanessa : Arrête un peu Zac ! Je sais que tu es malheureux, je sais que tu considères que tu n'as pas le droit au bonheur et je sais que tu as peur d'aimer à nouveau quelqu'un mais arrête ! Ça suffit ! Tu as le droit d'être heureux. Quoique tu en pense, moi je te le dis. Alors maintenant arrête de te lamenter et vis !
Je reste bouche bée. Que puis-je dire après cela? Je pensais qu'elle me connaissait bien. Je me suis trompé. Elle me connaît par c½ur. Sans que je comprenne pourquoi, mes jambes se mettent à trembler et je m'écroule à terre, inconscient. Je réfléchis trop. Ma tête est sur le point d'exploser. Je sens sa main me mettre de petites claques mais je n'ai pas envie de me réveiller. Je veux mourir.
Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.
______________
Vous aimez toujours ?
Laissez-moi vos impressions.
Zac devient-il réellement meilleur ?
Merci à tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire. <3
Au passage, je vous conseille trois story auxquelles je suis totalement accro :
here, here and here.
Et un merci particulier à Diana chérie, juste parce que j'ai envie et que ses compliments me donnent envie de continuer à écrire.
Bisous.
Lucile.
Zac : Je dois vous laisser.. J'ai rendez-vous pour un scénario.
Ils me regardent, ils ont l'air de sombres crétins. Ah non ! Ce n'est pas qu'une impression. Ce sont de sombres crétins. De toute façon, je ne leur demande absolument pas leur avis. Vanessa me sourit et repasse doucement son pied contre ma jambe. Je me lève, je ne tiens plus. Vanessa se lève aussi et regarde les autres d'un air affolé.
Vanessa : Mince ! Moi j'avais rendez-vous chez un disquaire pour une séance de dédicasses. J'avais complètement oublié !
Je souris. Cette fille est vraiment géniale. Oh ! Stop ! Zac Efron, qu'est-il t'arrive ? Je les déteste tous. Tous même elle. Elle me regarde et reprend.
Vanessa : Zac, tu pourrais me déposer parce qu'en bus je serais jamais à l'heure !?
J'acquiesce et on sort en vitesse sans attendre la réponse des autres. On montre dans l'ascenseur à toute vitesse. Je l'embrasse langoureusement. Elle se détache de moi, me fait un sourire coquin et blog l'ascenseur en appuyant sur le bouton Arrêt. Elle lance d'un ton ironique.
Vanessa : C'est dommage... Qu'est-ce qu'on va faire ?
Je souris, m'approche de son oreille et y glisse quelques mots.
Zac : J'ai ma petite idée.
Nos baisers reprennent de plus belles. Je n'arrive pas vraiment à réaliser que je suis capable de coucher deux fois de suite avec une autre que Sophia. Evidemment, ça fait bien plus que deux fois que je couche avec Vanessa. Mais quand même. Je ne l'aime pas. J'ai juste envie d'elle. D'habitude, les autres ne sont que des passe-temps, même pas vraiment des objets de mon désir. Vanessa, si. Elle a cet air innocent qui me donne envie d'être le Zac Efron d'il y a quelques années. Celui qui aimait tout le monde, celui qui était naïf et innocent. Je ne suis plus ce Zac depuis que ma mère m'a clairement expliqué que j'étais une erreur de la nature -Le misérable résultat d'un viol- et qu'elle me détestait comme il était presque impossible de haïr. Je ne suis plus ce Zac depuis le jour où je suis rentré tranquillement chez moi et que j'ai trouvé dans mon salon le corps inerte de mon père -ou du moins, celui que je considérais comme tel-. Son suicide est sans doute la chose qui m'a fait devenir ce que je suis aujourd'hui. Les paroles de ma mère me perturbaient, me hantaient, mais voir l'homme que j'aimais et admirais tant ainsi, c'était bien pire que tous les mots du monde. Voyez l'effet qu'elle me fait. Quand je suis avec Vanessa, je suis malheureux. Pas à cause d'elle. Enfin si, en quelque sorte. Je suis malheureux parce que je ne peux m'empêcher de repenser à tout ça. Quand on a fini, on se rhabille. Vanessa remet l'ascenseur en route et on sort de l'immeuble. On prend ma voiture -que je déteste toujours autant- et on part je ne sais où. Je conduis et je n'ai pas envie de m'arrêter. Pas tant qu'elle est à mes côtés. Au bout d'un long moment, elle se tourne vers moi et sourit.
Vanessa : On devrait peut-être s'arrêter là.
Je gare la voiture sur le côté et on descend. Elle fait rapidement le tour et me prend la main. Je frissonne. On marche ainsi pendant un certain temps. Je crois qu'on a quitté Los Angeles. Je connais Los Angeles comme ma poche et le parc dans lequel nous arrivons à présent ne ressemble en rien à la ville que nous avons quittés quelques temps plus tôt. Vanessa se met à courir. Je ne cherche pas à savoir pourquoi et souris. Je la suis en marchant lentement, les mains dans les poches. Je m'allonge dans l'herbe et elle me rejoint quelques minutes plus tard. Elle s'allonge à côté de moi, penche un peu la tête et me dépose un léger baiser sur les lèvres. Je souris et la réembrasse. Cette fille me rend meilleur. Je n'ai pas envie d'être meilleur mais avec elle, je n'ai pas le choix. Finalement, on arrête de s'embrasser et elle pose sa tête sur mon torse. Je me sens bien. Et ça me donne envie de vomir. Je n'ai pas le droit d'être heureux. Non, Zac Efron n'a pas le droit d'être heureux. Vanessa me connaît trop bien puisqu'elle lève les yeux vers moi et me sourit.
Vanessa : Zac, arrête un peu de penser, pour une fois dans ta vie. Tu te fais du mal et tu le sais très bien.
Je déteste le ton sur lequel elle a prononcé ces quelques mots. Elle est ferme, sûre d'elle, presque arrogante. Je laisse tomber ma tête sur l'herbe fraîchement coupée et soupire d'une voix faible, trop faible. Je suis faible.
Zac : Je ne peux pas être avec toi.
Elle se redresse et glisse sa main sous mon t-shirt avant de parler.
Vanessa : Tu peux toujours essayer de t'en convaincre...
Je soupire. La vérité. La vraie vérité, c'est que je suis mort de trouille. Je suis en train de changer. A cause (ou grâce?) à elle. Je ne veux pas changer. J'aime être méchant, égoïste, sans c½ur. C'est ma façon à moi d'être différent. J'aime me moquer des gens qui pensent que leur existence est importante à mes yeux. Pourquoi changerais-je ? Je suis une erreur. Une grave erreur. Mais j'aime être cette erreur. Je me détache d'elle et me lève en soufflant d'incompréhensibles grognements.
Zac : Je peux pas...
Vanessa se lève à son tour. Elle se poste devant moi. Je la regarde dans les yeux, je ne peux pas m'en empêcher. J'aime trop ses yeux pour tourner le regard. Sans que je m'y attende, elle lève la main et me gifle avant de crier.
Vanessa : Arrête un peu Zac ! Je sais que tu es malheureux, je sais que tu considères que tu n'as pas le droit au bonheur et je sais que tu as peur d'aimer à nouveau quelqu'un mais arrête ! Ça suffit ! Tu as le droit d'être heureux. Quoique tu en pense, moi je te le dis. Alors maintenant arrête de te lamenter et vis !
Je reste bouche bée. Que puis-je dire après cela? Je pensais qu'elle me connaissait bien. Je me suis trompé. Elle me connaît par c½ur. Sans que je comprenne pourquoi, mes jambes se mettent à trembler et je m'écroule à terre, inconscient. Je réfléchis trop. Ma tête est sur le point d'exploser. Je sens sa main me mettre de petites claques mais je n'ai pas envie de me réveiller. Je veux mourir.
Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.
______________
Vous aimez toujours ?
Laissez-moi vos impressions.
Zac devient-il réellement meilleur ?
Merci à tous ceux qui ont pensé à mon anniversaire. <3
Au passage, je vous conseille trois story auxquelles je suis totalement accro :
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Et un merci particulier à Diana chérie, juste parce que j'ai envie et que ses compliments me donnent envie de continuer à écrire.
Bisous.
Lucile.
