# Chapitre 9.

# Chapitre 9.
Je suis assis dans l'avion. Hayden est à mes côtés. Je ne pouvais pas la laisser seule en Angleterre. Maintenant que Maman est morte, elle n'a plus personne là-bas. Je tourne la tête vers elle. Elle dort paisiblement. D'immenses cernes tombent sur ses joues. Ses yeux sont gonflés. Elle n'a pas arrêté de pleurer ces derniers jours. Moi, je n'ai pas versé une larme depuis mon égarement à l'hôpital. Je suis trop occupé à ressasser les dernières paroles de ma mère pour chercher à mettre un nom sur mon état d'esprit. Je ne sais pas si ce que je ressens est de la tristesse mais ça y ressemble drôlement. Je me souviens encore du jour où ma mère m'avait dit pour la première fois que j'étais une erreur de la nature. Elle était rentrée complètement saoule chez nous. Mon père -Brad- dormait tranquillement, tout comme Hayden. Moi, je venais de me lever pour aller boire un verre d'eau. Elle était rentrée au même moment, m'avait rejoint dans la cuisine et m'avait dit d'une traite :


Nicole : Je te déteste Zachary, si tu savais comme je te déteste... Tu n'es qu'un monstre, comme ton père. Ton violeur de père... Tu es une erreur, une misérable erreur. Je n'ai jamais voulu de t..


Elle n'avait pas fini sa phrase parce qu'elle s'était précipitée aux toilettes pour vomir tout ce qu'elle avait mangé et bu. Ses mots résonnaient en boucle dans ma petite tête de petit garçon de 11 ans. J'avais pleuré toutes les larmes de mon corps, sans savoir que quelques mois plus tard, je pleurerais cent fois plus. Ce jour-là fut le pire de toute ma vie. J'étais rentré de l'entraînement de hockey. Le hockey était la passion qui nous unissait, Brad et moi. Hayden dormait chez une amie à elle et ma mère était je ne sais où. Moi, je rentrais paisiblement dans le but de raconter à mon père comme s'était passé mon entraînement. J'avais tourné la clé dans la porte, posé mon sac de sport et courut dans la cuisine où je pensais le trouver. Je me souviens de chaque moment de cette journée. Chaque moment dans le moindre détail. Il n'était pas dans la cuisine alors je suis parti dans le salon. Et je l'ai trouvé. Son cadavre gisait sur le canapé. Dans sa main gauche, il tenait un flingue et dans l'autre une lettre d'adieu que je n'ai jamais eu le courage de lire. Je ne veux pas savoir pourquoi il a fait ça. J'ai juste pris la lettre et je n'en ai jamais parlé à personne. A partir de ce jour, je suis devenu Zac Efron, immonde être sans c½ur. Aujourd'hui, je comprends un peu mieux l'attitude de ma mère. Je ne la lui pardonne pas. Mais je la comprends. Peut-être serait-il temps pour moi de comprendre aussi celle de mon père alors ? Peut-être que si je me débarrassais de ces vieux démons qui me hantent, je pourrais vivre normalement et retrouver cette bonté d'âme qui faisait ma personnalité il y a quelques années ? La vérité, c'est que j'ai une peur bleue de découvrir le contenu de cette lettre. Je soupire et enfonce ma tête dans le siège. Je sens une main se poser dans la mienne. Je sursaute et tourne la tête vers Hayden. Son sourire d'ange me redonne le moral. Elle pose sa tête sur mon épaule et chuchote.


Hayden : Merci d'être là, Zac. Je t'aime.


Je souris. Je tourne doucement la tête et l'embrasse dans les cheveux avant de poser ma tête sur la sienne. Je chuchote à mon tour.


Zac : Je t'aime aussi petite s½ur.


Je m'endors paisiblement. Ma s½ur a toujours su trouver les mots pour m'apaiser. Brad, lui, savait me calmer quand j'étais incapable de contrôler ma colère mais Hayden, elle, sait m'apaiser en toutes circonstances, que je sois en colère ou simplement pensif. Sa présence me fait un bien fou. Je me réveille quelques heures plus tard, et nous venons d'arriver à Los Angeles. Hayden me prend la main et la sert de toutes ces forces. Elle n'a jamais mis les pieds en Amérique. Là voilà dans un monde totalement différent du sien. Surtout qu'une bande de paparazzis a décidé de nous suivre jusqu'à mon hôtel et nous pose une tonne de questions sur ma séparation avec Sophia et sur le couple qu'ils pensent que l'on forme. Ils sont d'un ridicule... On arrive à l'hôtel et on s'engouffre dans ma chambre avant de se laisser tomber sur mon lit. Mon téléphone sonne. Je soupire et regarde le numéro. Vanessa. Hayden penche la tête pour voir qui m'appelle. Elle sourit et me regarde fermement avant de me dire.


Hayden : Zachary David Alexander Efron, décroche immédiatement ou c'est moi qui la rappelle.


Je souris légèrement. Elle m'a appelé par mon nom entier, ce qui veut dire que si je n'obéis pas, ça risque de mal aller pour moi. Je regarde une dernière fois le numéro de Vanessa et décroche. On parle pendant des heures, je crois. Vanessa me crie dessus parce que je n'ai pas répondu à ces appels depuis plus de deux mois mais je sais qu'elle ne m'en veut pas et qu'elle ne dit ça que pour faire preuve de caractère. Je lui raconte les événements récents et elle me dit qu'elle a quitté Jesse. Je souris. Elle ajoute qu'elle compte venir me voir prochainement. Je ne suis absolument pas contre. Elle me promet de rappeler et je lui promets en plaisantant de répondre la prochaine fois. Au bout de quelques heures, je raccroche le sourire aux lèvres. Je me tourne vers Hayden qui a l'air épuisée et soupire.


Zac : Bonne nuit petite s½ur.


Hayden sourit tristement et vient se blottir dans mes bras. On s'endort quelques minutes plus tard, épuisés par les événements récents. Le lendemain matin, je me réveille et Hayden n'est plus là. Elle m'a laissé un mot disant qu'elle partait faire du shopping pour se détendre. Je souris légèrement et attrape ma veste pour aller faire un tour. Je monte dans ma voiture et roule, sans m'arrêter. Je n'aime pas cette voiture mais rouler me détend. Ça me permet de penser tranquillement. Ces derniers temps, je change.
Ça a commencé lors du retour de Vanessa dans ma vie. Elle n'est restée qu'une semaine mais ça a suffit pour me rendre meilleur. Ensuite, ma séparation avec Sophia m'a permis de sortir de l'horrible routine dans laquelle je m'étais enfermé. Et puis, il y a eu la mort de ma mère. Ses derniers mots tournent toujours dans ma tête. Je prends une décision que je n'aurais jamais prise il y a quelques semaines. Pourquoi ne pourrais-je pas redevenir Zac ? J'aimais être Zac. A partir de maintenant, je serais Zac. Vrai, gentil, honnête, doux, affectueux. Même si il va falloir du temps pour que je le devienne. Même si je dois mentir au début. Je veux redevenir quelqu'un de bien. Et j'y arriverais grâce à Hayden. Et Vanessa.
Perdu dans mes pensées, je ne vois pas le camion qui fonce droit sur moi. Quand je le remarque enfin, il est trop tard. Ma voiture est en bouillie, tout comme moi à l'intérieur. Mes côtes me font affreusement mal. Mes jambes sont compressées sous un gros morceau de ferraille. Mes yeux se ferment lentement. Les sons autour de moi deviennent d'assommants bruits sourds qui se font de plus en plus lointains. Je m'endors calmement alors que j'entends une sirène d'ambulance se rapprocher de moi. Je meurs.



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.




Un immense merci à Her-Pr0mise et Strange-Attracti0n pour leurs commentaires qui m'ont énormément touché.

# Posté le mardi 29 avril 2008 07:43

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:18

# Chapitre 10.

# Chapitre 10.
Je me réveille avec un mal de crâne épouvantable. J'ai l'impression d'avoir dormi pendant des années. Je me souviens de m'être réveillé sans Hayden à mes côtés, de ma conversation avec Vanessa au téléphone et je me souviens avoir pris la voiture, avoir été perdu dans mes pensées et avoir foncé dans un camion. Je soupire et regarde autour de moi. Je suis dans un hôpital. Génial ! J'enfonce ma tête dans l'oreiller. Bizarrement, je n'ai mal nul part, hormis à ma pauvre tête. Je suis attaché à des tonnes de machines toutes plus étranges les unes que les autres. J'essaie de lever le bras pour appuyer sur le bouton d'appel d'une infirmière mais je suis bien trop faible. Je suis aussi incapable de parler. J'ouvre la bouche mais aucun son ne veut en sortir. C'est absolument déprimant. Étant donné que personne ne peut m'entendre, je passe des heures entières à penser aux événements récents. Je me suis décidé à devenir quelqu'un de bien, quelqu'un d'heureux aux côtés de Hayden et Vanessa et je compte bien tenir mon engagement. Au bout de longues heures de solitude, la porte s'ouvre enfin laissant apparaître une jeune femme qui doit avoir mon âge. Elle me regarde avec de grands yeux, comme si elle avait vu un fantôme. C'est une fille très jolie : grande, blonde, élancée. Vraiment très jolie. Je lui souris faiblement. Elle se met à crier.


Fille : Oh mon Dieu ! Tu es réveillé ! Il est réveillé ! Aaaah !


Elle part en courant, sans me laisser le temps de dire quoique ce soit. De toute façon, je n'arrive pas à parler. Elle revient quelques minutes plus tard, accompagné d'un homme en blouse blanche. J'en conclus qu'il s'agit d'un médecin. Elle parle un peu avec lui et part, me laissant seul avec le médecin. Un long silence s'installe puis il s'approche de moi et ouvre enfin la bouche.


Médecin : Bonjour. Je suis le docteur Shepard. Comment vous sentez-vous Mr Efron ?


Je hausse les épaules et lui fait comprendre que je n'arrive pas à parler. Il me sourit et m'explique que c'est normal. Au bout d'un long moment, j'arrive enfin à parler. Doucement, mais j'y arrive.



Zac : Je peux sortir quand ? Ma s½ur doit s'inquiéter. Il fait déjà nuit et je suis parti ce matin sans lui dire.


Il se fige. Il est arrivé quelque chose à Hayden ? Son visage se crispe. Il se passe la main dans les cheveux. Je commence à paniquer. S'il est arrivé quelque chose à Hayden, je ne survivrais pas. Je soupire d'une voix faible.


Zac : Il est arrivé quelque chose à Hayden ?


Le docteur Shepard me fait non de la tête. Je souffle de soulagement. Il se crispe à nouveau avant de m'annoncer d'une voix peu rassurée.


Dr Shepard : Mr Efron... Ce que j'ai à vous dire est assez délicat... Votre s½ur s'est bien évidemment inquiétée pour vous... Le jour de votre accident... vous êtes tombé dans le coma...


Je reste sans voix. C'est impossible. J'ai l'impression que c'était hier. C'est absolument impossible. Ma respiration s'accélère de plus en plus. Je suis en panique totale. Je n'ai pas pu être dans le coma pendant... Pendant combien de temps d'ailleurs? Le docteur Shepard me prie de me calmer, ce que je fais au bout de longues minutes. Une fois apaisé, je reprends la parole.


Zac : Combien... Combien de temps je suis resté comme ça ?


Le docteur Shepard me regarde et avale sa salive, de gêne. Il me répond calmement.


Dr Shepard : Ça fait 18 mois, Mr Efron.


Non! Impossible. Non, ce n'est pas possible. Dites moi que c'est une blague ! On est le 1er avril, c'est ça ? Une larme coule sur ma joue. Je viens de rater 18 mois de ma vie. J'ai 22 ans. J'en avais 20 quand je suis sorti ce "matin" et voilà que je me réveille et que j'en ai 22. Le docteur Shepard me salue et me laisse seul en me rappelant que je dois rester ici encore une semaine. Quand il ouvre la porte, je vois dans le couloir la jolie blonde de tout à l'heure. Elle se lève en le voyant arriver et commence à lui parler vivement. C'est étrange, je ne l'ai jamais vu. Je m'endors quelques temps plus tard. Quand je me réveille, je garde les yeux clos et respire fortement la douce odeur qui a envahi la pièce. J'entends des sanglots que je reconnais facilement. Je souris légèrement. Savoir qu'elle est là me fait du bien. Je me sens mieux. Je lui parle d'une voix faible, presque inaudible et ses sanglots s'arrêtent à la seconde où j'ai ouvert la bouche.


Zac : Hayden, ne pleure pas, ça me déchire le c½ur.


Elle lève brusquement la tête vers moi et me saute au cou en pleurant combien elle est heureuse que je me sois réveillé. Dans un ultime effort, je lève le bras et le passe dans son dos pour la serrer contre moi. Elle s'arrête de pleurer quelques temps plus tard et me regarde tendrement.


Hayden : Tu m'as tellement manqué. C'était horrible de te voir allongé là sans rien pouvoir faire.


Je souris et la réconforte du mieux que je peux. Tant de questions me tourmentent pourtant. Pourquoi Vanessa n'est pas là ? Qui est venu me rendre visite pendant ces 18 mois ? Que sont devenus les gens qui m'entouraient ? Ai-je manqué à quelqu'un d'autre que Hayden ? Je pose toutes ces questions à Hayden mais elle ne me répond pas et dit que je ferais mieux de me reposer et qu'on en reparlera demain. Je soupire et acquiesce, en attendant avec impatience le lendemain pour avoir la réponse à mes questions. Elle s'en va quelques heures plus tard et je m'endors difficilement, toujours des tonnes de questions en tête.
Le lendemain tant attendu arrive enfin et Hayden débarque à l'hôpital tôt dans la matinée. On parle calmement quelques instants puis je lui pose la question qui me démange.



Zac : Qui est venu me voir quand j'étais... endormi ?


Hayden grimace. Apparemment, la réponse risque de ne pas me plaire. Et je comprends rapidement pourquoi.



Hayden : Moi... Et Ashley.


Je ne fais pas attention au deuxième prénom qui ne me dit absolument rien et fronce les sourcils. Je reprends.



Zac : Et Vanessa ?


Hayden baisse les yeux. Je comprends immédiatement la réponse. Hayden m'explique que cette lâche n'est venue que les trois premiers mois et puis qu'elle a arrêté de venir du jour au lendemain. J'enfonce ma tête dans l'oreiller. Je me sens tellement nul d'avoir cru qu'elle tenait à moi comme je tiens à elle. J'étais prêt à devenir quelqu'un de bien pour elle et voilà ma récompense. Un an et trois mois d'ignorance totale. Un an et trois mois où elle ne s'est absolument pas préoccupée de moi. Le prénom d'Ashley me revient en tête. Je regarde ma s½ur et soupire.


Zac : Qui est Ashley ?


Un léger sourire s'affiche alors sur le visage de ma s½ur. J'en conclus que Ashley doit être l'une de ses amies. Elle me répond calmement.



Hayden : Je l'ai rencontré ici, elle est actrice, comme toi. C'est elle qui t'a trouvé quand tu t'es réveillé et c'est elle qui m'a prévenu. En fait, sa mère est dans la chambre d'à côté. Elle est dans le coma suite à un problème cérébral. On a commencé à discuter un peu après ton accident et on est devenu très amies. Du coup, elle venait te rendre visite assez souvent. Elle "discutait" avec toi. Ashley est vraiment une fille géniale.


Une voix l'arrête net.


? : Merci, je sais. On me le dit souvent.


Je souris devant l'enthousiasme de cette fameuse Ashley. Elle s'approche de moi et me tend la main en souriant.


Ashley : Ashley, enchantée. Tu ne le sais pas, mais tu es devenu mon meilleur ami ces derniers mois !


Je lui réponds faiblement que je suis Zac, tout en la regardant dans les yeux. Sa bonne humeur me donne le sourire. J'ai l'impression que quoi qu'elle fasse, cette fille me mettra de bonne humeur. Son sourire a quelque chose de magique. Quelque chose que même Vanessa n'avait pas. De toute façon, Vanessa ne fait plus partie de ma vie et ne fera plus jamais partie de ma vie. Elle m'a lâchement abandonné et je suis bien trop fier pour le lui pardonner. Ashley et Hayden restent avec moi toute l'après-midi puis Hayden s'en va. Je passe le reste de la soirée à discuter avec la jolie blonde puis je m'écroule d'épuisement, sans même finir la phrase que j'avais commencé. Je m'endors. Quand je me réveille, le soleil est en train de se lever. Je tourne la tête et vois Ashley, paisiblement endormie sur un fauteuil, à côté de mon lit.
Une semaine plus tard, je sors de l'hôpital. Ashley et Hayden sont à mes côtés. Hayden rentre chez elle pendant que Ashley m'amène à mon appartement. Depuis une semaine, elle et moi nous sommes beaucoup rapprochés. Et ce n'est pas pour me déplaire...



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.


# Posté le mardi 29 avril 2008 07:48

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:19

# Chapitre 11.

# Chapitre 11.
Cela fait déjà six mois que je suis sorti de l'hôpital. Ashley m'a informé sur tout ce qui s'est passé en un an et demi. Nous sommes en 2010. Les États-Unis ont changé de président. Britney Spears a eu un nouvel enfant dont elle a de nouveau perdu la garde. Paris Hilton est morte d'une overdose. Il s'en est passé des choses en un an et demi... J'ai aussi appris que pendant mon coma, des marches silencieuses avaient été organisées en mon honneur. Je n'arrive pas à croire que les gens puissent faire ça pour moi. Je ne le mérite pas. Ashley m'a aussi raconté qu'un homme d'une quarantaine d'années était souvent venu me voir quand j'étais dans le coma mais elle ne sait pas qui c'était parce qu'il était toujours de dos quand elle le voyait et qu'il ne parlait à personne quand il venait. C'est plutôt étrange mais bon, j'ai plus important à penser. Aujourd'hui, je prends l'avion pour New York où j'ai rendez-vous avec un réalisateur pour parler d'un film dans lequel je vais probablement jouer. J'arrive à New York quelques heures plus tard. Un troupeau de paparazzis m'attend devant le bâtiment, muni d'appareils photo et de caméras. Je soupire et sors en ignorant leurs nombreuses questions. Qu'est-ce qu'ils peuvent être énervants quand ils s'y mettent. J'ai rendez-vous dans un café sur Time Square. Mais c'est où Time Square ? Je m'arrête, me tourne vers la bande de vautours et leur demande mon chemin. Au lieu de me répondre, ils me demandent pourquoi j'y vais. Plus ça va, et plus ils sont inutiles ces journalistes... Mon téléphone sonne. C'est le fameux réalisateur. Il m'indique le chemin à suivre et j'arrive quelques minutes plus tard. On passe plusieurs heures à discuter scénario, salaire, etc... Je vais faire le film. Je dois ensuite reprendre l'avion. Je m'installe tranquillement dans mon siège. J'adore la première classe. On a de grands sièges rien que pour nous, pas de cris de mioches enragés, pas de ronflements de vieux, c'est génial. Je mets les écouteurs dans mes oreilles et ferme les yeux. Quelques minutes plus tard, une main me tapote l'épaule. Je sursaute, enlève les écouteurs, ouvre les yeux et me tourne vers la personne qui m'a touché. Je la regarde avec de grands yeux. Vanessa est là. Devant moi. Elle me sourit.


Vanessa : Zac.. Tu.. Tu es réveillé ?


Non, non. Je suis dans le coma là mais ça ne se voit pas, c'est tout. Je le souris ironiquement et lui réponds froidement.


Zac : En quoi ça t'intéresse ? Si vraiment ça t'intéressait tu serais venu me voir pendant que j'étais endormi... Mais tu n'es pas venu alors que je sois réveillé ou pas, je ne vois pas ce que ça peut te faire.


Elle me regarde tristement, les larmes aux yeux. Quoi ? J'allais quand même pas l'accueillir les bras grands ouverts alors qu'elle m'a totalement laissé tomber. Elle me sourit légèrement et s'assoit à côté de moi. Je fronce les sourcils. Elle me regarde et me dit que c'est son siège. Génial ! Je dois me taper cinq heures de vol avec la traîtresse à mes côtés... Pendant la première heure, le trajet se fait en silence. Un silence horriblement pesant. Vanessa a essayé plusieurs fois de me parler mais je l'ai envoyé balader. Je lui en veux trop et je m'en fous d'elle à présent. Je suis amoureux d'Ashley. Même si je ne sors pas avec elle, je sais que je l'aime et je compte lui dire à mon retour. Au bout d'une heure, Vanessa me prend la main et soupire.


Vanessa : Zac, je suis désolée... mais essaie de me comprendre.. C'était horrible pour moi de te voir dans cet état, je n'arrivais plus à te regarder... Je me disais sans cesse que tu ne te réveillerais pas alors j'ai décidé de refaire ma vie... Mais je n'ai jamais cessé de penser à toi.


Mon c½ur se compresse dans ma poitrine. Je tourne le regard vers le hublot, trop perturbé pour la regarder en face. Elle serre encore plus ma main et je sens quelque chose de métallique. Je fronce les sourcils et tourne les yeux vers la bague qu'elle porte. Je la regarde et lance froidement.


Zac : C'est quoi cette bague ?


Elle devient écarlate et baisse les yeux, honteuse. J'en déduis que ma chère Vanessa n'est plus célibataire. Je lâche sa main, la regarde et soupire.



Zac : C'est ça que tu appelles 'ne pas cesser de penser à moi' ?


Une larme coule sur sa joue. J'y ai peut-être été un peu fort mais je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre. Elle est fiancée, peut-être même déjà mariée. Je ne vais quand même pas la féliciter. Si je n'avais pas eu mon accident, ce serait sans doute moi qui lui aurais offert cette putain de bague. Mais non... Elle lève les yeux vers moi. Ses joues sont humides et ses yeux rouges. Elle souffle, d'une voix tremblante.


Vanessa : Je suis désolée, Zac.


C'est censé me réconforter ? Je lui réponds d'un ton froid et cassant.


Zac : Tu l'aimes ?


Elle sourit tristement. Je lui ai posé cette question sans réfléchir. A vrai dire, je ne veux pas savoir. J'ai un peu peur de la réponse. Elle s'approche de moi et me chuchote à l'oreille.


Vanessa : Je n'ai jamais aimé quelqu'un d'autre que toi, Zac Efron.


Je frissonne et prends une grande inspiration, comme pour m'imprégner de ces douces paroles. Je souris malgré moi. Je ne veux pas sourire mais je ne peux pas m'en empêcher. Elle se penche vers moi et m'embrasse dans le cou. Je frissonne et me mords la lèvre pour calmer mes ardeurs. Je la repousse doucement en lui chuchotant d'arrêter mais elle ne l'entend pas de cette manière. Elle me force à la regarder et m'embrasse. Mon c½ur tape dans ma poitrine. Je me sens mal. Comme à chaque fois que je suis avec elle. Je me détache d'elle et détourne le regard. J'ai l'impression que je vais m'évanouir. Je serre les dents pour résister à l'envie folle qui me prend de la prendre dans mes bras et d'oublier le mal qu'elle m'a fait. J'ai un mal de crâne si épouvantable que je n'arrive même plus à penser ou à réfléchir. Vanessa me prend la main et me tire jusqu'aux toilettes de l'avion. Je ne sais plus quoi faire. Elle nous enferme à l'intérieur et me plaque contre le mur avant de plaquer ses lèvres dans mon cou. Je soupire d'une voix faible.


Zac : Vanessa...


Elle lève les yeux vers moi, me sourit tendrement et m'embrasse à pleine bouche. Ah et puis au diable mes états d'âme ! Je la prends par les hanches et l'embrasse langoureusement. J'ai beau essayé de me convaincre du contraire, j'en meurs d'envie. On fait l'amour une fois encore. Encore... Même si j'ai l'impression que la dernière fois date d'une éternité. Son odeur me fait revivre. Une hôtesse vient toquer à la porte des toilettes en nous rappelant qu'il ne faut être qu'à un à l'intérieur. Vanessa et moi nous regardons, amusés puis nous sortons sous le regard noir de la jeune femme. On se rassit tranquillement à nos places. Vanessa me prend la main. Je m'enfonce dans le siège et soupire. Plus que trois heures de vol. Ça va passer vite... Pourtant, une question me brûle les lèvres et je ne peux m'empêcher de casser cet agréable moment.


Zac : C'est qui... celui qui t'a offert cette bague ? Tu es mariée ?


Vanessa baisse les yeux. Elle aurait préféré que je me taise. Moi aussi d'ailleurs mais je ne peux pas, j'ai bien trop envie de savoir. Elle ne répond pas tout de suite et lâche ma main. Elle se tourne ensuite vers moi et m'embrasse passionnément. Je ne suis pas mécontent mais je la repousse. Il faut que je sache. Je lui repose encore une fois la question. Elle baisse les yeux et me répond d'une voix à peine audible.


Vanessa : Je me suis mariée... avec Adam. Tu étais dans le coma depuis plus d'un an déjà et... il est venu me chercher chez moi en me disant qu'il était toujours fou amoureux de moi.. J'étais trop faible pour dire non.


Aucun mot ne peut alors sortir de ma bouche. Je suis sans voix. Elle est mariée avec Adam. Avec Adam. C'est impossible. Elle ne peut pas être mariée avec lui. C'est impossible. Les trois heures suivantes se sont déroulées dans le silence le plus total. Mais ce n'est plus un silence pesant. C'est un silence qui traduit parfaitement mon désespoir. C'est un silence froid. Quelqu'un aurait-il un balai pour ramasser les bouts de mon c½ur éparpillés sur le sol ?


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.


En tout cas, merci pour vos 600 commentaires sur le chapitre précédent. J'ai du mal à y croire (et à prévenir aussi XD). <3
Énorme coup de c½ur : Vanessa-Bad-Dream.
Merci à Laura pour son avatar que j'adore. <3
Énormes bisous.
Lucile.

# Posté le mardi 29 avril 2008 12:58

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:19

# Chapitre 12.

# Chapitre 12.
J'en suis toujours choqué. Vanessa est mariée avec Adam. Adam est mon cousin. Lui et moi, on s'est toujours détesté. Je crois que ça date du jour de sa naissance (car il a deux ans de moins que moi)... Oui, ça doit être ça. L'avion atterrit enfin à Los Angeles. Je sors d'un pas pressé, feignant de ne pas entendre Vanessa qui m'appelle et me supplie de l'écouter. Je respire fortement et avance rapidement. Je m'arrête une fois à l'intérieur et attends ma valise puis je sors mon téléphone et appelle Ashley pour lui dire de venir me chercher. Ma valise n'arrive toujours pas. Je sens une main m'attraper le bras. Combien on parie que c'est Vanessa ? Je me retourne. J'ai gagné ! C'est Vanessa. Je fronce les sourcils et lui dis de dégager mais elle ne l'entend pas de cette manière.


Vanessa : Zac, s'il te plaît. Je suis désolée...


Et alors ? Un seul mot me vient en tête : vengeance. La vengeance est un plat qui se mange froid... seulement moi j'ai faim de vengeance et tout de suite. Je la regarde et lui fait un magnifique sourire totalement hypocrite.



Zac : Jeudi soir, tu veux venir manger chez moi ?


Elle parait surprise. C'est parce qu'elle ne s'attend pas à ce que je lui prépare. Elle sourit et acquiesce. J'ajoute quelques mots qui lui font immédiatement perdre le sourire.


Zac : Génial. Je te présenterais ma petite amie.


Bon d'accord, je ne sors pas encore avec Ashley, je n'ai donc pas de petite amie. Et alors ? Ça ne saurait tarder ! Son visage s'assombrit. Elle me regarde tristement, attrape sa valise qui vient d'arriver et s'en va en me lançant un 'A jeudi !'. Je souris. Je sais qu'elle ne viendra pas, elle n'en aura pas le courage... Ma valise arrive enfin. Je l'attrape et sors à mon tour. J'attends quelques minutes et Ashley arrive enfin. Sans qu'elle s'y attende, je la prends par les hanches et l'embrasse langoureusement. Elle est surprise mais elle ne me repousse pas, au contraire. Bon voilà, ça s'est réglé. J'ai une petite amie. Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre jeudi pour faire à Vanessa ce qu'elle m'a fait : la faire souffrir. Oui, je sais ; j'étais parti pour redevenir quelqu'un de bien mais Vanessa en a apparemment décidé autrement en m'abandonnant et se mariant avec mon cousin qu'elle sait que je déteste profondément. Je soupire, ce qui n'échappe pas à Ashley. Elle me demande calmement.


Ashley : Il y a quelque chose qui ne va pas ?


Je souris légèrement et fais non de la tête. La différence entre Ashley et toutes les autres que j'ai connu avant –notamment Sophia- c'est que, elle, je l'apprécie réellement. Sa présence me fait du bien. Elle passe le reste du trajet jusqu'à chez moi à me parler du nouveau film dans lequel on va jouer tous les deux. J'acquiesce de temps en temps, hoche la tête en guise d'approbation mais je n'écoute pas un traître mot de ce qu'elle dit. Je pense à Vanessa. Je ne comprends pas ce qui lui est passé par la tête pour qu'elle me fasse tout cela. Ce qui me fait le plus de mal, ce n'est pas qu'elle se soit mariée. C'est qu'elle se soit mariée avec Adam. Elle aurait pu se marier avec n'importe qui, mais pas avec lui. Pas avec la personne que je déteste le plus au monde. On arrive enfin chez moi. Ashley monte avec moi. On s'installe sur le canapé et elle se blottit contre moi. Je souris, baissa la tête et l'embrasse tendrement. Je me rappelle que je ne l'avais pas mis au courant pour notre petite soirée de jeudi.


Zac : Jeudi soir, j'ai une amie qui vient manger avec nous, Vanessa. Tu veux bien ?


Ashley sourit et acquiesce avec enthousiasme. Elle est loin de se douter que j'ai organisé ce dîner pour rentrer Vanessa morte de jalousie. Pendant l'espace d'une fraction de seconde, je regrette de mettre Ashley dans cette histoire mais il le faut et je ne peux plus reculer de toute façon. Entre Vanessa et moi, ça a toujours été un jour la guerre, le lendemain l'amour. Depuis le début, c'est ainsi. Je la haïssais parce qu'avec elle, je me sentais bien, ce dont je n'avais pas envie... et elle me détestait parce que je ne lui montrais jamais mes sentiments. Elle a rencontré Adam à une soirée mondaine pourrie pour une association caritative qui défend les orphelins ou je sais plus trop quoi. On y avait été ensemble et en bon hypocrite que je suis, j'avais salué Adam et lui avais présenté la belle Vanessa... Grossière erreur dont je paie le prix aujourd'hui. Mon cher cousin a prétendu être tombé fou amoureux d'elle dès le premier regard. Je crois surtout qu'il est tombé « amoureux d'elle » quand il a vu les regards que MOI je lui lançais. Il a vu une occasion de faire chier son cousin préféré (Ironie, quand tu nous tiens...) et il ne l'a pas manqué. Vanessa n'est jamais sortie avec lui -pas avant mon coma en tout cas- mais il n'a jamais lâché prise. Moi, je ne pouvais rien faire étant donné que j'étais censé sortir avec Sophia qui se trouvait être la cousine de Vanessa. Vie de merde !
Je soupire. Ashley s'est endormie. Je me lève, sors sur le balcon et fume une cigarette. Des dizaines de pensées quelconques passent dans mon esprit torturé. Je suis pressé d'être jeudi. Vanessa va souffrir au moins deux fois plus que j'ai souffert. Zac Efron is back.



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je suis une erreur de la nature.



Merci pour vos 630 commentaires sur le chapitre précédent... (Je vais galérer à prévenir XP)

# Posté le mardi 29 avril 2008 13:02

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:20

# Chapitre 13.

# Chapitre 13.
Vanessa is speaking.

Quand j'ai connu Zac, j'étais dans une période plutôt noire de ma vie. Je ne savais plus vraiment où j'en étais et je sortais d'une rupture plutôt douloureuse... Et puis je l'ai rencontré, ce soir de Noël. Sans doute le plus beau Noël de toute ma vie. Un seul détail me gênait : il sortait avec Sophia... mais il n'avait pas l'air de s'en préoccuper vraiment. Ma vie s'était trouvée embellie grâce à lui. Cependant, tout a toujours été tellement compliqué entre nous. Lui et ses états d'âme. Lui et sa froideur. Lui et son manque de confiance en lui. Lui et sa double personnalité. Lui et sa bonté enfouie. J'aime tout chez lui et ça me joue (trop) souvent des tours. Je sais qu'il m'aime aussi, il me l'a tant de fois prouvé sans même s'en rendre compte. Je le sais parce qu'il fait avec moi ce qu'il ne ferait avec aucune autre. Malgré ça, malgré notre étonnante complicité, malgré les confidences qu'il n'a faites qu'à moi, malgré le suicide de son père qu'il m'a raconté et son adolescence désastreuse et malgré le fait qu'il ait confiance en moi plus qu'en n'importe qui, il ne peut s'empêcher de me faire souffrir par chacun de ses mots, chacun de ses gestes. Sa perpétuelle ignorance -même s'il fait semblant- ne fait que m'enfoncer à chaque fois un peu plus. Je connais Zac mieux que personne, mieux que sa s½ur jumelle et mieux que sa défunte mère. Au départ, je pensais comme vous et lui, j'étais persuadée qu'il n'avait pas de c½ur, aucun sentiment et qu'il était horrible. Mais je me suis totalement trompée. Zac est un jeune homme avec non seulement un c½ur mais un c½ur énorme. C'est simplement quelqu'un de brisé par la vie et les nombreuses épreuves qu'il a traversé et qui a donc décidé de ne plus s'attacher. Ne plus aimer pour ne plus souffrir. Tout paraît plus simple pour lui ainsi... mais il ne se rend pas compte qu'il complique les choses pour les autres et que je serais prête à tout pour lui.
Évidemment, vous devez vous dire que je suis hypocrite de dire tout cela alors que je suis mariée avec son cousin que je sais pertinemment qu'il déteste... Mais Adam est adorable. Ce n'est pas Zac, d'accord, mais lui au moins il m'aime et il me le montre. Je suis un monstre de dire ça mais je ne vais pas passer ma vie à attendre que Monsieur se décide à soit me dire que c'est possible entre nous soit complètement le contraire. Il était grand temps pour moi de tourner la page.
Aujourd'hui, nous sommes jeudi. Le fameux jeudi. Ce soir, Zac va me présenter sa petite amie... Je ne me laisserais pas faire. Il veut se venger pour Adam. Il veut me rendre jalouse alors j'ai décidé de faire de même et de venir avec Adam. Oui. Et alors ? Je ne vais pas passer la soirée à les regarder s'embrasser, non ? Adam n'était pas trop d'accord avec l'idée de ce dîner mais à vrai dire, je ne lui ai absolument pas laissé le choix. Nous sommes dans la voiture, en direction de la maison de Zac. Un silence froid règne entre nous. Adam est jaloux de l'attention que je porte à Zac et surtout que j'ai accepté cette stupide invitation. Pour dire vrai, je n'aurais jamais accepté si Zac m'avait dit immédiatement que sa "petite amie" serait là... Quelle idiote j'ai été !
On arrive enfin. Je sonne d'une main tremblante. J'appréhende. Zac vient nous ouvrir. Il perd le sourire en apercevant Adam qui ne le salue même pas et entre. Il se tourne vers moi, se penche et m'embrasse délicatement sur la joue. Je bouillonne à l'intérieur mais je m'efforce de ne pas rougir. Je ne dois pas montrer une quelconque marque de faiblesse devant lui. Il sourit et me fait entrer. Il passe ses mains dans mon dos et m'aide à enlever ma veste. Je frissonne. Il part et revient quelques secondes plus tard, tenant une blonde par la main. Je la fusille du regard sans m'en rendre compte. Zac fait les présentations. Ashley, elle s'appelle Ashley celle qui a osé me prendre Zac. Je soupire. On passe rapidement à table. Le repas se passe dans une excellente ambiance, évidemment puisque Zac et moi jouons les parfaits hypocrites et que Ashley et Adam s'entendent à merveille. On pourrait peut-être essayer de les caser ensemble, non ? Je soupire discrètement et massacre les haricots verts dans mon assiette pour calmer mes nerfs. Zac me fixe en souriant. Ah ! Il est content, il a eu sa vengeance... parce que, oui, je crève de jalousie. Il se tourne vers Ashley et lui glisse quelques mots à l'oreille. Elle glousse. Ridicule. Je me décide à prendre les choses à en main alors qu'on vient de finir le dessert. Adam et Ashley sont en grande discussion sur le nouveau film-comédie musicale je sais pas trop quoi dans lequel elle va jouer. J'enlève ma chaussure et glisse doucement mon pied sur le mollet de Zac. Il me regarde avec de grands yeux et essaie de me repousser, en vain. Je lui fais un sourire vainqueur. Zac se lève, me prend par le bras et regarde les deux autres.



Zac : On revient, on doit avoir une petite discussion.


Les autres acquiescent, n'ayant même pas écouté et répondent qu'ils vont s'installer devant la télévision. Zac me prend par le bras et me tire jusqu'à la cuisine. Il me plaque contre le mur et s'énerve, en essayant de contrôler le volume de sa voix pour ne pas attirer la curiosité de mon mari et de sa petite amie.


Zac : A quoi tu joues putain ?


Je souris, prends un air innocent et m'approche de lui. Plus j'avance et plus il recule. Il se retrouve collé au mur. Je souris et l'embrasse dans le cou. Zac lève la tête et ferme les yeux. Il prend une grande inspiration et me souffle.


Zac : Vanessa, arrête. T'as pas le droit de faire ça alors que tu t'es mariée avec mon connard de cousin. Et puis de toute façon, toi et moi c'est impossible. Ça n'a jamais été possible et tu le sais aussi bien que moi et...


Blah, blah, blah... Il continue à parler mais je n'écoute pas un mot, trop occupée à déboutonner sa chemise en le regardant dans les yeux parce que je sais que ça le perturbe. Au bout d'un moment, il arrête de parler, comprenant que c'est inutile et me regarde, impuissant. Je souris et passe mon doigt sur son torse. Il se mord la lèvre et me répète d'arrêter. Je m'approche de lui et lui souffle au creux de l'oreille.


Vanessa : Si tu veux que j'arrête, tu n'as qu'à me repousser.


Il soupire mais ne répond pas. On se regarde longuement dans les yeux puis il reprend la parole. Il susurre mais je parviens quand même à distinguer les quelques mots qu'il articule.


Zac : Tu sais bien que je ne peux pas.


Je souris et l'embrasse amoureusement. Il me prend par les hanches, me soulève et me pose sur le comptoir de la cuisine. On se détache, essoufflés. Il me regarde dans les yeux. Je frissonne, lui aussi. Il monte sur le comptoir à son tour et s'assoit à côté de moi. Je soupire et prends sa main dans la mienne. Il se tourne vers moi et me dépose un léger baiser sur les lèvres avant de parler.


Zac : Pourquoi c'est toujours aussi compliqué entre toi et moi ?


Je souris légèrement. C'est la première fois qu'il prononce 'toi et moi' sans ajouter derrière 'c'est impossible' ou 'ce n'est que du cul'. Je vérifie que la porte de la cuisine est bien fermée et le pousse sur le comptoir pour qu'il s'allonge. Je me mets à califourchon sur lui et l'embrasse. Cette sensation me fait revivre : ses lèvres collées aux miennes, ses mains dans mes cheveux, son odeur, ses yeux, son sourire. Je me détache de lui et souffle.


Vanessa : Parce que tu es incapable de me prouver que tu tiens à moi.


Pour toute réponse, il me fait basculer, se place au-dessus de moi et passe sa main sur ma cuisse. Je crois qu'aucun de nous deux n'a conscience en ce moment que Ashley et Adam sont toujours dans le salon. De toute façon, le salon est assez loin de la cuisine alors on les entendrait arriver... Et puis vu comme ils se sont bien entendus, ils n'ont probablement pas remarqué que notre absence est assez longue. Zac passe sa main sous mon t-shirt et me l'enlève. Je fais de même avec le sien. On s'embrasse longuement. Très longuement. Je vous passe les détails du moment où on a fait l'amour sur le comptoir de la fameuse cuisine. Zac a posé sa main sur ma bouche pour que je ne fasse pas de bruit, j'ai donc planté mes ongles parfaitement manucurés dans son dos. Alors qu'on est en train de se rhabiller, je souris en remarquant les traces de griffures. Il le remarque, se retourne et me regarde profondément.


Zac : Tu m'as fait mal tu sais !


Je rigole. Lui aussi. Son rire, il est tellement rare de l'entendre. Pourtant, son rire est magnifique. Je m'approche de lui et le prends dans mes bras. Il me serre contre lui. Je sens son souffle chaud dans ma nuque et mes cheveux. J'ai les larmes aux yeux. Je n'en peux plus de cette situation, cette impression de n'être qu'un jouet pour lui. Il se détache de moi. Son visage s'est assombri. Je baisse la tête, il me la relève du bout des doigts et souffle.


Zac : Je sais que je ne suis pas l'amant idéal et que je t'en ai fait bavé mais il faut que tu saches quelque chose... Je tiens vraiment à toi... C'est juste que c'est dur pour moi de l'admettre et que je n'arrive pas à concevoir le fait que ça puisse être réciproque. J'ai tellement pris soin de me forger une carapace que je ne peux plus me voir sans... J'arrive plus à mettre un nom sur mes sentiments mais ce dont je suis sûr, c'est que tu es la seule à part Hayden qui a toujours compté pour moi... Je t'aime Vanessa.


A l'intérieur de moi, c'est l'explosion de joie... A l'extérieur, c'est juste un torrent de larmes qui a envahi mon visage. Je suis émue. Non, plus que émue. Zac, mon Zac, le seul homme dont j'ai été amoureuse vient de m'avouer ses sentiments. Pour la première fois depuis que je le connais, il m'a dit qu'il m'aimait. Je suis heureuse. Je souris, l'embrasse tendrement et réponds dans un souffle.


Vanessa : Je t'aime aussi Zac.


Ma voix tremble à cause de l'émotion mais je pense qu'il n'y a pas fait attention. Il me prend la main et m'embrasse amoureusement. L'homme que j'aime m'aime aussi. Que pourrais-je demander de plus ?
Être avec lui, peut-être, et pas avec Adam... et que les choses soient un peu plus simples pour une fois.



Je m'appelle Vanessa, Vanessa Hudgens et je pourrais être heureuse... s'il le voulait aussi.



Merci pour les 680 commentaires sur le chapitre précédent, je vais finir par croire que ça vous amuse de me torturer pour les prévenus. XD
Allez ici, c'est un ordre !!! Elle est G-E-N-I-A-L-E.
Et allez aussi ici, parce que moi j'aime Diana. :D

# Posté le mardi 29 avril 2008 16:37

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:26