# Chapitre 14.

# Chapitre 14.
Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Pour dire vrai, les mots sont sortis tout seuls de ma bouche. Je ne le regrette pas car j'ai réussi à faire apparaître un magnifique sourire sur le visage de la femme que j'aime mais je me demande comment j'ai pu perdre à ce point le contrôle de la situation. Ashley et Adam ne se sont rendus compte de rien, ce qui est assez drôle étant donné que nous aurions pu être plus discrets. Les griffures dans mon dos me font un mal de chien. On ne peut pas dire que Vanessa y est allée de main morte. Je viens tout juste de refermer la porte. Ashley me répète sans cesse que cette soirée était une superbe idée et qu'on devrait faire ça plus souvent. Je ne suis absolument pas contre. On discute un peu tous les deux puis on va se coucher. Une fois confortablement allongé, je prends conscience de ce que j'ai fait... Je n'ai pas rêvé ? J'ai réellement avoué à Vanessa que je l'aimais ? J'ai réellement dit ça ? Moi, Zac Efron ? Waw... Je fais des progrès. Je finis par m'endormir paisiblement.
Je ne vis que de folies, de ces petites excentricités qui me font me sentir bien. Tromper une fille avec une autre et essayer de devenir combien de temps il lui faudra pour s'en rendre compte. Avouer sans s'en rendre compte ses sentiments à celle qui fait battre mon c½ur. Me poser des milliards de questions sur la lettre d'adieu de mon père sans jamais pouvoir la lire. Peindre l'avenir en noir alors que je suis incapable de savoir de quoi il sera fait. Prendre soin de ma s½ur alors qu'elle n'en a pas besoin. Coucher avec Vanessa dans la cuisine alors que Ashley et Adam sont deux pièces plus loin. Jouer avec Ashley dans une comédie musicale juste pour me faire du fric, et pour le plaisir de chanter aussi. Me répéter sans cesse les dernières paroles de ma mère. Et puis regarder chaque homme dans la rue en me disant 'C'est peut-être lui mon vrai père!'. Je suis d'un pitoyable. Tant de folies pour une si petite vie. Mais comme l'a dit un jour Oscar Wilde, les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
Je me réveille en sursaut : mon téléphone sonne. Une semaine a déjà passé depuis la soirée du fameux jeudi. Je passe mes mains sur mon visages, ouvre doucement les yeux et cherche à tâtons mon portable sur la table de nuit. Je l'attrape, décroche et souffle d'une voix endormie.



Zac : Qui est le crétin qui ose me réveillé à 4 heures du matin ?


J'entends un rire étouffé à l'autre bout du fil. Je me lève lentement et pars vers la cuisine pour ne pas réveiller Ashley. Je reconnais rapidement la voix de Vanessa qui me réponds calmement.


Vanessa : Je t'ai déjà dit que tu étais super aimable au réveil ?


Je souris légèrement et reprends.


Zac : Que me vaux l'honneur de ton appel beaucoup trop matinal pour moi ?


Folie, je vous disais, que de folies dans ma vie. Un appel à quatre heures du matin peut vouloir dire beaucoup de choses. Si ça avait été n'importe qui d'autre, j'aurais envoyé valser le portable à travers la pièce mais là, c'est Vanessa et Vanessa est la seule personne que j'autorise à me réveiller à une heure pareille... parce que je l'aime. Ça vous fait bizarre de m'entendre dire ça ? Ne vous inquiétez pas, ça me fait bizarre à moi aussi. Elle me répond d'une voix à faire pâlir un mort.


Vanessa : J'avais juste envie d'entendre ta voix.


S'en suit une longue discussion sur tout et sur rien. Même quand on ne parle pas, le fait d'entendre sa respiration résonner dans le téléphone me fait du bien. Quand je pense que cette fille a énormément souffert à cause de moi et que maintenant, on passe des heures au téléphone et qu'elle ose à peine me faire quelques reproches. Elle n'a pas compris que maintenant que je me suis réellement rendu compte de mes sentiments, elle peut me dire ce qu'elle veut et je lui pardonnerais toujours. Vanessa et Hayden sont les seules personnes sur cette planète dont je me soucis. Leur bonheur m'importe plus que le mien et seul leur sourire peut me rendre heureux. J'ai mis tant de temps à m'en rendre compte. Je vivais tellement cloîtrer dans mon malheur et sur ma petite personne que je ne me suis pas rendu compte que certaines personnes étaient importantes pour moi. Zac Efron est un idiot. Un idiot qui parle de lui à la troisième personne. Quelle prétention ! Bref, il est cinq heures et demi du matin quand je raccroche enfin, épuisé. Je pars dans le salon et m'écroule sur le canapé, trop fatigué pour marcher jusqu'à la chambre. Vanessa + Zac... Ça sonne bien, non ?
Je suis en train de devenir un de ces amoureux gâteux qui est incapable de mettre son prénom sans celui de la femme qu'il aime derrière. Je suis d'un pitoyable. J'étais persuadé que je n'aurais plus jamais de sentiments pour personne. Mais pour citer à nouveau Oscar Wilde: On commence par se tromper soi-même ; et on finit par tromper les autres. Je n'aime pas les sentiments et je n'aime pas les gens.
Mais il faut toujours une exception qui confirme la règle, n'est-ce pas ?



# Posté le vendredi 02 mai 2008 12:19

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:27

# Chapitre 15.

# Chapitre 15.
Comme un enfant qui découvre le monde, moi je découvre l'amour. Je donne tellement de définitions à ce mot, je l'associe à tant de choses... L'amour meurtrier. L'amour infâme. L'amour funeste. Amour. Amour. Unique vie en ce monde. Mais je prends conscience peu à peu que je n'ai jamais réellement connu l'amour, je ne sais pas ce que c'est, ce que ça veut dire. Vanessa me fait vivre, depuis toujours et depuis que j'ai -enfin- réussi à lui dire, son prénom tourne en boucle dans ma tête. J'apprécie réellement Ashley mais jamais elle ne pourra dans mon esprit arriver à la cheville de Vanessa. C'est impossible. Vanessa est parfaite. Vanessa est la femme de ma vie. Dans mon esprit, tout est à présent très clair. Un mois a déjà passé depuis le fameux jeudi. Vanessa et moi passons des heures entières au téléphone à réfléchir à ce que nous allons faire pour épargner une quelconque souffrance à Ashley et Adam... Quoique Adam peut souffrir, je m'en contrefous.
Je suis dans un taxi avec Ashley, dans l'Utah. Nous sommes en direction du tournage de la comédie musicale dont j'ai déjà parlé précédemment. Ashley parle sans arrêt. Bon, ce qui est déjà bien c'est qu'elle n'est pas comme Sophia : elle est capable d'avoir un sujet de conversation intéressant. Nous arrivons rapidement. Je paie le chauffeur, sors du taxi et récupère nos valises. Un homme avance vers nous et nous serre la main. Il s'agit de Kenny Ortena.. Ortega... Quelque chose comme ça, c'est le réalisateur du film. Il nous fit entrer à l'intérieur du bâtiment où auraient lieu les répétitions. Un jeune métisse avec une touffe de cheveux impressionnante s'approche de nous, accompagné d'une jeune femme, métisse elle-aussi. Il me tend la main en souriant.



Corbin : Je m'appelle Corbin, et voici Monique. Je joue ton meilleur ami dans le film.


Nous avons passés l'après-midi à faire connaissance étant donné que les répétitions ne commencent que le lendemain. En effet, il manque l'actrice principale qui joue la fille dont mon personnage est amoureux. Le soir venu, je découvre la caravane dans laquelle je dormirais durant les trois mois de tournage. Ce n'est pas le grand luxe mais c'est largement suffisant. J'installe tranquillement mes affaires. Ce qui me rassure, c'est que Ashley ne loge pas avec moi, elle ne pourra donc pas surprendre un des mes appels à Vanessa. Et puis, je peux respirer un peu aussi parce que même si je l'apprécie, il y a des moments où je la trouve simplement insupportable. En même temps, vous me direz, il y a tellement de gens, de choses, des gestes, que je trouve insupportable.
Je me décide à faire un tour. Je ferme la porte de ma caravane à clés et pars me promener sur le lieu de tournage, découvrant les décors. J'attrape mon téléphone dans ma poche et appelle Vanessa, comme tous les soirs. Une heure plus tard, je raccroche et rentre dans ma caravane. Je m'écroule sur le lit et m'endors, épuisé.
Le lendemain, je me lève aux aurores. Je pars pour la salle des répétitions et discute longuement avec Corbin, puisque Ashley est avec Monique et Lucas, un autre des acteurs. La porte s'ouvre enfin, laissant apparaître Kenny et une jeune femme brune. Je crois avoir une hallucination. Vanessa me manque trop je crois, parce que j'ai bien l'impression que c'est elle qui se tient devant moi... Je me pince, ferme les yeux et les rouvre. Non, je ne rêve pas. Vanessa est bien devant moi... On se regarde dans les yeux, choqués. Ashley brise le silence en lui sautant dans les bras.



Ashley : Vanessa !!! Ça fait plaisir de te revoir !! C'est toi qui joue le rôle principal avec Zac ? C'est génial !!


Je souris. En effet, c'est génial. Vanessa s'approche de moi et me prends dans ses bras sous le regard naïvement joyeux d'Ashley. Je profite de chaque moment où elle me serre contre elle pour respirer fortement son odeur. Je ne veux plus m'en défaire, je ne veux plus être séparé d'elle... Je veux goûter la liberté, avec elle. Seulement elle. Kenny me sort de mes pensées en plaisantant.


Kenny : Je vois que je n'ai pas besoin de faire les présentations.


Vanessa se détache de moi et m'embrasse délicatement sur la joue. On se regarde un instant dans les yeux puis elle part faire la connaissance de Lucas, Corbin et Monique. Je ne peux m'empêcher de jeter des regards méchants à Lucas qui la reluque de haut en bas. Non mais il se croit où ? On commence les répétitions. Vers midi, on s'arrête et on part tous dans un petit restaurant du coin. Vanessa et moi marchons derrière les autres. Je passe mon bras par dessus ses épaules. Je sais que Ashley ne sera pas jalouse, elle est persuadée qu'il n'y a que de l'amitié entre Vanessa et moi... C'est triste tant de naïveté tout de même... Vanessa passe sa main sous mon t-shirt, dans mon dos. Je frissonne au contact de sa main gelée dans mon dos brûlant. Elle me sourit. Ce que j'aime son sourire... Je souffle.


Zac : Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu jouais dans le même film que moi ?


Elle s'apprête à me répondre mais Ashley arrive en courant vers nous. Elle ôte rapidement sa main de sous mon t-shirt. Ashley nous hurle presque de nous dépêcher... Je soupire puis elle repart en courant. Vanessa lève les yeux vers moi et m'explique qu'elle ne savait pas elle-même que l'on jouait dans le même film. On arrive enfin devant le restaurant. Les autres sont déjà rentrés. Je me penche vers elle et lui dépose un léger baiser dans le cou. Elle me sourit puis nous entrons. On passe un très bon moment avec les autres. Corbin est très drôle... En même temps, je rigole pour n'importe quoi en ce moment... L'amour ? Sans doute.
Ça y est, c'est officiel, je déteste Lucas. Non mais franchement, il a passé le repas à regarder avec insistance la poitrine de Vanessa. Si Ashley n'était pas là, je lui aurais mis mon poing dans la figure depuis longtemps. L'après-midi s'est passée plutôt correctement même si Lucas m'exaspère au plus haut point. Ashley m'a proposé qu'on passe la soirée ensemble mais j'ai inventé une excuse totalement bidon pour pouvoir être seul. Je m'enferme dans ma caravane et m'allonge sur mon lit, la tête posée sur mes bras croisées. On toque à la porte. Je soupire et pars ouvrir. Je n'ai pas le temps de dire quoique ce soit qu'elle m'a sauté au cou pour m'embrasser passionnément. Je me détache d'elle et lui souffle au creux de l'oreille.



Zac : Je t'ai manqué à ce point ?


Vanessa acquiesce et m'embrasse de plus belle. En moins d'une minute, je me retrouve allongé sur le lit, à moitié nu et avec ma belle Vanessa au dessus de moi. Elle me sourit et m'embrasse langoureusement. Quand on a fini de faire l'amour, elle se couche à côté de moi, enroule ses jambes entre les miennes, passe son bras autour de ma taille et reprends son souffle. Elle me regarde tendrement et ouvre enfin la bouche (pour parler cette fois).


Vanessa : Dis le moi encore.


Je souris. A ce moment précis, comme un enfant qui découvre le monde, je découvrais l'amour, le vrai, le profond, l'éternel, le touchant, le meurtrier, le brûlant. Je découvrais l'Amour avec un grand A. Vanessa me faisait vivre comme personne ne l'avait fait auparavant. La vie et l'amour sont la même chose. Quand il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie. Je l'avais compris grâce à elle. Elle m'avait fait oublier Zac Efron, l'horrible et odieux Zac Efron. Avec elle, je n'étais plus que Zac. Et Dieu seul savait ôh combien j'aimais être ce Zac...
Je m'approche d'elle et lui susurre à l'oreille les quelques petits mots qu'elle rêve d'entendre.



Zac : Je t'aime Vanessa Hudgens.


Son visage s'illumine. Elle n'a jamais été aussi belle qu'en ce moment... Bon d'accord, je pense ça à chaque seconde mais elle est tellement belle quand un petit sourire satisfait s'affiche sur son visage d'ange. Elle reserre son étreinte et me réponds, en un souffle.


Vanessa : Je t'aime aussi Zac Efron.


Nous finissons par nous endormir, dans les bras l'un de l'autre... Exactement comme j'en ai toujours rêvé.
J'avais compris. C'était cela l'amour : donner du bonheur, mais aussi des souffrances ; tout partager.



Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main.



Bisous, bisous.
Lucile, le gourou, le D.ieu. aha.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 12:15

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:27

# Chapitre 16.

# Chapitre 16.
Je ne saurais dire pourquoi, mais je ressentais ce besoin de courir comme quelque chose de vital. Je tenais dans ma main fébrile la lettre froissée que mon père m'avait laissé et je courrais, je courrais à en perdre haleine. J'étais heureux en ce moment, mais lorsque mon regard s'était posé sur la lettre -que Vanessa avait réussi à me faire oublier-, j'avais eu comme un flash back. Tout m'était revenu en mémoire, c'était comme le vélo, ça ne s'oubliait pas. Je ressentais ce besoin que je n'avais jamais connu auparavant, trop troublé par la peur. J'avais envie de la lire, j'avais besoin de la lire.
Je m'arrêtai, à bout de souffle. Je crois que je n'avais jamais autant couru de toute ma misérable vie. Je ne savais pas où je me trouvais mais, à vrai dire, je m'en fichais un peu. Je scrutais l'horizon du regard, cherchant (espérant?) quelque chose qui pourrait me faire changer d'avis. La lettre compressée dans ma main moite me remit les idées en place. Je desserrai légèrement mon étreinte. Avant toute lecture, je voulais savoir où je me trouvais. J'enfonçai la lettre dans ma poche et marcha lentement. Je me trouvais à l'intersection de trois immeubles, dans une sorte d'impasse, face à un petit muret. Je ne savais même pas si j'aurais été capable après de retrouver mon chemin pour retourner sur le tournage, mais je m'en fichais. Tout ce qui importait à présent pour moi, c'était de me délivrer de mes vieux démons pour pouvoir vivre normalement, avec Vanessa. Car, tout ne tournait plus qu'autour de Vanessa. C'était seulement elle et moi. Juste elle et moi.
D'une main tremblante, je sortis la lettre de ma poche et regarda la fine écriture de mon père sur l'enveloppe, il n'avait écrit qu'un mot mais c'était le mot qui me déchirait le c½ur depuis le début, celui qui m'empêchait de la lire, cette foutue lettre :
Adieu. Je savais que j'étais prêt, je ne pouvais pas dire ou expliquer pourquoi, mais je le savais. Je sortis le morceau de papier de l'enveloppe et la déplia soigneusement... Je n'avais plus besoin d'être soigneux, elle était déjà toute froissée, mais chaque geste que je faisais était comme un ultime pas vers le bonheur. Je voulais être heureux, j'en avais le droit après tout, qui ne pourrait pas l'être ? Qu'avais-je de moins que les autres pour qu'on m'empêche depuis toujours de connaître ce que le commun des mortels appelle le bonheur ? Rien, absolument rien. Je voulais être comme les autres, quitte à devenir profondément barbant, je voulais, à mon tour, goûter à ce mot exquis : le bonheur. Mes yeux commencèrent lentement à déchiffrer les mots de mon père, suivant machinalement chaque minuscule lettre du regard.


Zac,
Je sais bien que tu vas m'en vouloir ou alors, tu vas t'en vouloir à toi-même mais avant toute chose, je te dois des explications. Ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi. Tu dois trouver étrange que je t'écrive particulièrement à toi, mais c'est parce que je sais que c'est toi qui me trouveras, peu importe l'état dans lequel je suis. Je me dois d'ajouter que je t'aime Zac, même si tu n'es pas mon fils biologique, je t'aime comme si c'était le cas.
Maintenant, laisse-moi t'expliquer mon geste. Mais pour ça, il faut que je reprenne tout depuis le début. Je ne travaille pas dans le commerce international, non, mes nombreux voyages ne sont pas dus à cela. Je travaille pour le gouvernement. Au départ, je travaillais dans des affaires classées top-secrètes, ce qui pourrait te faire comprendre mes nombreuses absences, que, d'ailleurs, je regrette. Depuis quelques temps, et à ma demande, le gouvernement m'a reclassé à des affaires moins importantes, qui me prenaient moins de temps, tout simplement parce que je voulais passer plus de temps avec vous... Je suis donc assigné à la protection des témoins. Seulement, je suis tombé sur un témoin gênant, dirons-nous. C'est un petit garçon de dix ans qui a assisté au meurtre crapuleux de ses deux parents. Il s'appelle Jesse McCartney de son nouveau nom et sa vie est ruinée alors qu'il n'est même pas encore un adolescent. Je me suis investi à fond sur ce petit, j'en ai même oublié l'éthique pour ne privilégier que sa protection et contrairement à ce que j'aurais du faire, je me suis attaché à ce gosse. Malheureusement, j'ai commis une erreur en m'impliquant trop et les hommes qui sont à sa recherche, me cherchent moi aussi à présent. Si je fais donc ceci, c'est pour éviter qu'ils vous trouvent et qu'ils vous tuent comme ils le feront s'ils nous retrouvent, le petit Jesse et moi. Ta mère, ta s½ur et toi êtes les seules personnes importantes dans ma vie, je ne pourrais pas supporter de vous voir souffrir, plus particulièrement si c'est de ma faute.
J'espère que tu comprendras, et que tu voudras bien me pardonner d'avoir été si lâche. Votre bonheur est la seule chose qui m'importe, et je ne fais cela que pour que vous ailliez une chance d'être heureux.
Pardonne-moi, Zac.
Et surtout, prends soin de ta mère et de ta s½ur, elles ont besoin de toi.
Brad qui t'aimeras toujours comme son fils.


Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus rien. Un minuscule morceau de papier suffisait à détruire tout ce que j'avais toujours cru à son propos, tout ce que je pensais connaître par c½ur. J'avais envie de hurler jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à en pleurer. Je descendis du petit muret où je m'étais assis auparavant et recommença ma marche, tout en lisant encore et encore la lettre. Plus je la relisais, et plus ma vue se brouillait, sans que je comprenne pourquoi. Au bout d'une dizaine de minutes de marche vaine, je compris enfin : je pleurais. Mes mains tremblaient violemment, je n'avais jamais connu ça, cette impression d'être inutile et impuissant à ce point. J'étais arrivé au centre ville quand je m'écroulai à terre, incapable de faire un pas de plus. Je n'étais plus capable de voir un mètre devant moi tant ma vue était trouble et mes yeux humides. J'avais l'impression de découvrir un nouvel aspect de ma personnalité, un aspect que je ne connaissais pas et je détestais cette sensation.
Je sentis une main se poser dans mon cou, puis quelqu'un me souleva. Je n'avais plus la force de regarder de qui il s'agissait, je n'avais plus de force que pour serrer du plus fort que je le pouvais la lettre toujours dans ma main. C'est à ce moment que mes yeux restèrent bloqués sur deux mots :
Jesse McCartney. Ce nom me disait quelque chose et j'étais incapable de savoir pourquoi. L'avais-je rencontré ? L'avais-je lu ? Je ne savais pas, en ce moment, je ne savais plus rien. La seule chose dont j'eus alors conscience, c'était que je venais de m'écrouler à terre, emmenant avec moi la personne qui me soutenait, et que j'avais perdu connaissance.

Quand j'ouvris à nouveau les yeux, je fus aveuglé par la violente lumière qui tapait sur mon visage. J'entendais des voix qui me semblaient familières parler entre elles, chuchoter -je suppose que c'était pour ne pas me réveiller-. J'ouvris lentement les yeux, puis regardai autour de moi. Je me trouvai dans ma caravane. J'enlevai le chiffon mouillé qui avait été posé sur mon front et me redressa. Je m'approcha des deux voix que j'avais pu distinguer et aperçut enfin Vanessa et Corbin. Ils se tournèrent vers moi en me voyant arriver en chancelant et froncèrent les sourcils. Corbin me prit par les épaules et me fit m'allonger pendant que Vanessa posait sa main sur mon front. Je parvins à articuler quelques mots.



Zac : Qu'est ce qu'il s'est passé ?


Vanessa me prit la main et m'embrassa du bout des lèvres, sous le regard surpris de Corbin. Évidemment, il n'était pas au courant de ma relation avec Vanessa puisque j'étais censé être le petit ami d'Ashley et elle, la femme de mon cousin Adam. Vanessa et Corbin m'expliquèrent que j'avais fait un malaise en plein milieu de la ville puis Corbin s'en alla rejoindre Monique. Vanessa s'allongea à côté de moi et enroula ma taille de ses bras. Son visage laissa passer une marque d'inquiétude époustouflante. Ses sourcils était sans cesse froncés et elle serrait les dents, se retenant, je pense, de me demander ce qu'il m'est réellement arrivé. Avant qu'elle ne dise quoique ce soit, je lui soufflai doucement ce qu'elle n'aurait pas le courage de me demander.


Zac : Je... J'ai lu... la lettre de mon père.


Vanessa laissa échapper un sursaut de surprise. Elle leva les yeux vers moi et m'embrassa amoureusement pour me faire comprendre qu'elle était là pour moi, qu'elle ne me laisserait pas tomber. Je n'avais pas besoin de ça pour le savoir, mais qu'elle me le rappelle me faisait tout de même un bien fou. J'eus alors comme une illumination, je me redressai, lui pris les mains et lui dis d'un ton calme, et à la fois excité.


Zac : Je vais aller quitter Ashley. Je t'aime Vanessa et il n'y a qu'avec toi que je veux être.


Une fois encore, je vis son visage s'illuminer. J'attrapai ma veste et l'enfilai, sous le regard tendre de Vanessa. Je me penchai vers elle et déposai délicatement mes lèvres contre les siennes, lui faisant comprendre une fois encore, comme si ça ne suffisait pas, que elle et elle seule comptait à mes yeux. Je l'embrassai encore, et encore, je ne voulais plus la quitter, mais je le fis tout de même. J'étais déterminé à annoncer la vérité à Ashley, espérant que Vanessa ferait de même pour Adam. Avant que je sorte, elle m'attrapa par le bras et me souffla dans le creux de l'oreille.


Vanessa : Je t'aime aussi Zac Efron, et je vais demander le divorce. Adam n'est rien pour moi, tu es le seul.


Je suppose qu'un sourire béat s'était installé sur mon visage et avait décidé d'y camper car quand j'arrivai enfin devant Ashley, elle semblait croire que je venais lui annoncer une bonne nouvelle. J'étais désolé pour elle, mais ce n'était pas le cas...

Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main.

# Posté le samedi 10 mai 2008 17:45

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:27

# Chapitre 17.

# Chapitre 17.
Mon sourire s'efface devant Ashley. Je cherche un moyen d'y aller en douceur car, comme vous vous en souvenez peut-être avec Sophia, la délicatesse n'est pas ma plus grande qualité. Je sais ce que j'ai à faire... Mais comment le faire sans la faire souffrir ? Là est la question. Je m'arrête devant elle et prends une grande inspiration. Ashley se penche vers moi pour m'embrasser mais je la repousse gentiment. Elle hausse un sourcil et me regarde, dans l'incompréhension totale. Je souffle d'un voix à la fois ferme et tremblante.


Zac : Il faut qu'on parle, Ashley.


Ma voix tremble, oui. Pas parce que je suis triste ou malheureux mais parce que j'ai peur, peur de lui faire du mal par mon manque de délicatesse et même si mes sentiments pour Ashley ne sont finalement que purement amicaux, il est difficile pour moi de lui annoncer ça comme si c'était quelque chose de normal. Elle me sourit et me prends la main pour m'emmener plus loin. Là, je ne comprends plus rien. Je viens de lui dire d'un ton grave et solennel qu'il faut qu'on parle, pour qu'elle comprenne que ça ne va plus marcher entre nous, et elle me sourit. C'est elle ou c'est moi qui déraille ? Elle s'assoit sur un banc et me fait signe de faire de même. Je m'exécute sans broncher. Je me fais dans ma tête le dialogue que nous allons avoir, comment elle va sans doute pleurer ou hurler et comment je lui dirais que je suis désolé... même si je ne le suis pas. Vous seriez désolé de quitter quelqu'un que vous n'aimez pas pour vivre votre amour avec quelqu'un que vous aimez ? Peut-être que vous oui, mais pas moi. Je ne suis pas désolé. Mais faire semblant a toujours été mon fort alors je ne vais pas m'en priver. J'allais enfin ouvrir la bouche mais Ashley me devança, à ma grande surprise.


Ashley : Tu sais, je me demandais quand tu allais enfin me le dire... Je ne suis pas une idiote, Zac, je sais bien que tu es amoureux de Vanessa et je sais aussi que c'est réciproque. J'attendais juste que tu me le dises. De toute façon, il est clair que toi et moi, nous ne sommes qu'amis et ce, depuis ta sortie de l'hôpital. Je pense que notre relation ne voulait rien dire, ni pour toi, ni pour moi. Je te vois plus comme un meilleur ami qu'autre chose... J'espère juste que c'est pareil pour toi.


Que pouvais-je répondre à ça ? Elle m'a laissé comme un con, la bouche ouverte. Ashley est décidement bien différente des autres : intelligente, caractérielle et franche. S'il n'y avait pas eu Vanessa, je serais sans doute tombé amoureux d'elle et je pense que ça aurait été une grave erreur car je serais passé à côté d'une amitié qui promet d'être magnifique. Je tourne les yeux vers elle, un léger sourire aux lèvres.


Zac : Amis ?


Je ne sais même pas ce que c'est. Je n'ai jamais eu d'amis, jamais eu quelqu'un à qui me confier. Je n'ai toujours eu que Hayden... mais j'aime trop Hayden pour lui faire subir mon sale caractère. Ashley se tourne vers moi et me prends dans ses bras pour me chuchoter à l'oreille.


Ashley : Amis.


Je ne sais pas si vous connaissez ça, cette impression d'avoir quelqu'un sur qui compter, quelqu'un à qui l'on peut tout dire. Moi, je n'avais jamais connu ça avant aujourd'hui et je peux affirmer sans en avoir honte qu'aujourd'hui est l'un des plus beaux jours de ma bien triste vie. Je me suis libéré du fardeau qui me pesait depuis trop longtemps, la lettre de mon père et je me suis fait une amie, inconsciemment, certes, mais je me suis fait une amie quand même... et puis j'ai Vanessa. J'ai un peu peur, j'avoue, qu'elle ne divorce pas d'Adam... mais j'ai confiance en elle. Au bout d'une petite heure à discuter, Ashley se lève, m'embrasse sur la joue et part.
Moi, je reste planté là comme un idiot de seconde zone. Je ne sais pas pourquoi ça arrive maintenant, mais je viens de me rendre compte du monstre que je suis. Combien de gens ai-je fait souffrir sans même m'en préoccuper ? Combien de femmes ai-je traité comme des moins que rien ? Je sais qu'il me faudrait trois vies pour rattraper toutes mes erreurs passées, toutes les monstruosités que j'ai commise en me foutant royalement de la tête de gens qui pourtant n'étaient pas inférieurs à moi comme je le croyais auparavant. Je me rends compte aujourd'hui que c'est moi qui était bien inférieur à toi, obligé de faire souffrir les autres pour ne pas souffrir soi. Je n'ai jamais prétendu être parfait mais je m'étonne moi-même du profond égoïsme dont je faisais alors preuve. Que m'avaient-ils fait pour que je les traite ainsi ? Rien, absolument rien. Ils étaient juste heureux et je détestais les voir heureux alors que je ne l'étais pas. Je n'étais pas heureux alors personne ne pouvait l'être. Mais j'ai compris, enfin, le monde ne tourne pas autour de ma petite et misérable personne. Cigarette en bouche, je m'allonge sur le banc et ferme les yeux essayant de me rappeler d'un moment de ma vie où j'ai été quelqu'un de bien. Le plus pitoyable, c'est que je ne trouve pas. Pourrais-je seulement un jour devenir quelqu'un de bien ? Je veux dire quelqu'un de normal. Je ne veux pas forcément être bien, je veux juste être normal... Mais qu'est-ce que la normalité sinon l'utopie d'un monde meilleur ?...
Las de tant de questions sans réponse, je me lève et prends le chemin de ma caravane. J'entre et aperçois Vanessa allongée sur mon lit au téléphone. Je m'approche d'elle et l'embrasse dans le cou. Elle rigole et me chuchote d'arrêter avant de reprendre sa conversation. Attends, ma chérie, c'est pas parce que tu me dis d'arrêter que je vais le faire. Quelques minutes plus tard, elle raccroche et me regarde, amusée.



Vanessa : Tu connais la définition de verbe arrêter ?


Je souris et l'embrasse à nouveau avant de demander timidement.


Zac : C'était qui ?


Elle me fait un sourire malicieux qui d'ailleurs m'inquiète un peu et me réponds d'une voix espiègle.


Vanessa : Mon amant.


Wow, wow, wow... On va se calmer là, ok ? Je vais me pincer et quand je me réveillerais, Vanessa sera devant moi, à moitié nue (bah quoi j'ai le droit de rêver non ?) et rien qu'à moi. Je me pince, ferme les yeux et les rouvre. Elle me regarde et se mords la lèvre. C'est parce qu'elle est désolée ? Je lui lance un regard à la fois triste et étonné. Elle, elle éclate de rire... Quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il y a de drôle dans le fait qu'elle me trompe ? Bon d'accord qu'elle trompe son amant (moi) avec un autre amant ? Personnellement, ça ne me fait pas rire. Elle s'arrête de rire et lance, la voix encore secouée de petits ricanements.


Vanessa : C'était mon avocat, abruti.


Je vous ai déjà dit que je la déteste ? Non parce que, ça se voit peut-être pas mais je la déteste... Enfin, si je ne l'aimais pas, je la détesterais... Ça va, vous suivez toujours ? Je me jette sur elle et la chatouille jusqu'à qu'elle en pleure de rire et me supplie d'arrêter. Je m'arrête et m'allonge à côté d'elle. Elle se blottit contre moi, je l'embrasse dans les cheveux et respire fortement son odeur. Elle reprend.


Vanessa : J'ai appelé mon avocat, il prépare les papiers du divorce.


Je souris et l'embrasse amoureusement. Qui est l'imbécile qui a dit que je ne pourrais jamais être heureux ? C'est moi ? Vous êtes sûrs ?


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:13

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:28

# Chapitre 18.

# Chapitre 18.
Je suis appuyé contre le mur rugueux du Tribunal de Grande Instance de Los Angeles. Cela fait six mois que j'ai rompu avec Ashley, et un mois que le tournage de High School machin chouette est terminé. Perdu dans mes pensées, j'ai du mal à imaginer ce que je suis devenu, à quel point j'ai changé. Ce n'est pas pour me déplaire, certes, mais je suis si différent de ce que j'ai toujours été. Tous ces sentiments qui m'assiègent me perturbent quotidiennement, en partie car je suis incapable de mettre un nom dessus. Je peux attribuer l'amour à Vanessa, l'amour fraternel à Hayden et l'amitié à Ashley. Je progresse déjà beaucoup. Mais les autres, que sont-ils pour moi ? Ont-il une quelconque importance ? Malgré moi, j'en doute sérieusement. J'aimerais pouvoir être comme tout le monde : gentil, attentionné, drôle, à l'écoute mais je ne suis pas comme ça. Ce n'est pas moi. Je m'efforce tant bien que mal de l'être mais dès que Vanessa n'est plus dans mon champ de vision ou près de moi, la peur de revenir l'être infâme et sans c½ur que j'étais il y a quelques mois encore revient m'assaillir le c½ur et me prend par les tripes. Je ne veux pas faire souffrir Vanessa à nouveau, elle en a déjà trop bavé par ma faute, elle a déjà trop souffert et je ne me pardonnerais pas le fait d'empirer encore les choses. Ses six derniers mois à ses côtés ont été absolument parfaits mais c'est uniquement car je m'efforce de contenir la rage et la colère qui m'envahissent parfois et me poussent à redevenir "moi". Je n'écoute pas la petite voix qui me dit : Tu es un monstre Zac, que tu le veuilles ou non, mais parfois j'ai peur, peur qu'elle prenne le dessus. Serais-je schizophrène ? Non, bien sûr que non mais je vais bien finir par devenir fou si toutes les questions qui s'accumulent dans mon esprit ne trouvent pas de réponses.
Les gens peuvent-il vraiment changer ? Un homme qui a trompé toutes les précédentes peut-il rester fidèle à une seule femme ? Un menteur peut-il soudainement devenir meilleur et se mettre à avouer la vérité de but en blanc ? Et quelqu'un quand moi, un sans c½ur, un monstre, une erreur de la nature, peut-il réellement devenir meilleur ? D'après moi, le fait que je me pose toutes ces questions prouve que c'est déjà mal parti. Si je devenais réellement meilleur, je pense que je n'en douterais pas. Or, je passe mes journées à douter de ma bonne foi et de mon honnêteté. Évidemment, tout change quand Vanessa est là... mais Vanessa ne pourra pas toujours être là, Vanessa a une vie en dehors de moi comme j'ai une vie -misérable, certes- en dehors d'elle.
Je reste fidèle à moi-même, je le sais. Je m'appelle Zac, Zac Efron et du haut de mes 23 ans, j'appréhende déjà l'avenir qui m'attend. Je ne peux pas le prévoir pourtant mais j'en ai peur comme de la rage ou de la peste. Que serais-je devenu sans Vanessa ? Je serais resté un être immonde renfermé sur lui-même, hypocrite, faux. J'aurais continué à détester inconsciemment -ou consciemment- chaque personne qui m'entoure. Mais je parle avec des si alors qu'il n'y a pas de raisons que je le fasse. Vanessa est bien là, et elle est sur le point de divorcer. Je pourrais la demander en mariage mais à quoi bon si c'est pour divorcer quelques années plus tard ? Je sais que je ne finirais pas ma vie avec elle malgré les sentiments intenses que je lui porte. Nous sommes trop différents et elle est trop intelligente pour me supporter jusqu'à ce que la mort nous sépare. Elle se lasserait vite, trop vite de moi. Elle se rendrait bien compte un jour que je ne suis pas celui qu'il lui faut, que je ne suis pas assez bien pour elle. Bon, bien sûr, je suis bien mieux qu'Adam mais il y a tant de garçons qui la méritent et qui sont mieux que moi que je ne comprends pas pourquoi c'est moi qu'elle a choisi. Je n'ai rien fait pour mériter ça, j'ai trop souvent joué avec elle, j'ai trop souvent fait semblant de ne pas lui adresser un quelconque intérêt. Et pourtant Vanessa a fait éclater mon c½ur de pierre à la minute où j'ai posé les yeux sur elle. Je l'aime. Je suis absolument, totalement, complètement, entièrement, parfaitement et intégralement fou de Vanessa Hudgens. Alors pourquoi suis-je assis sur les marches du tribunal à me demander si j'ai un avenir avec elle ? Je n'ai jamais été un grand fan de l'épicurisme et de leurs théories de Carpe Diem tout simplement parce que je n'avais pas de quoi profiter de la vie avant qu'elle y entre sans me demander mon avis. Mais je n'ai plus le choix, et heureusement. Vanessa est là et avec ou sans mon caractère incontrôlable, je ferais tout pour qu'elle y reste.
Languissamment, je fume ma cigarette et cherche à occuper ma pensée en attendant le retour de Vanessa. Cependant, je n'ai pas à chercher longtemps puisqu'une voix surgit de nulle part.



? : Alors Zac Efron, encore à gâcher la vie de quelqu'un ? Parce que je ne vois pas pourquoi tu serais au tribunal dans le cas contraire... Tu dois sûrement encore vouloir bousiller le moral d'une personne sans te soucier des conséquences, n'est-ce pas ?


Choqué, et surtout vexé, je me retourne pour lui faire face. Je le dévisage un instant, fouillant dans ma mémoire pour savoir pourquoi son visage me rappelle étrangement quelque chose. Je sais, je suis persuadé de l'avoir déjà vu quelque part ce blondinet aux airs supérieurs mais je serais incapable de dire où, pourquoi et comment. Je fronce les sourcils et demande, peu sûr de moi.


Zac : Je peux savoir qui tu es ?


Il se met à rire. Je n'aime pas ce rire, il est à la fois moqueur et méchant, mais j'y cerne aussi une pointe d'amertume. Je ne sais pas qui est ce mec mais ce qui est sûr c'est qu'il m'en veut. Je dois dire que je n'ai jamais eu la mémoire des visages mais tout de même, il n'a pas l'air d'être le genre de type qu'on oublie facilement. Je tape nerveusement du pied en le regardant de haut en bas. Je lance froidement.


Zac : Bon au lieu de te marrer comme un âne, tu veux pas plutôt me dire qui t'es !


Il s'arrête net et me dévisage comme si j'étais un extra-terrestre. Il reprend.


? : Je suis vexé que tu ne te souviennes pas de moi, Zac.


Ce type m'exaspère. Je sens la colère monter en moi alors je serre les poings. Mais trop tard, son sourire narquois m'a poussé à bout et je le prends par le col pour le coller au mur. Devant un tribunal, ce n'est pas la chose la plus intelligente que j'ai pu faire. Je reprends mes esprits et le lâche violemment. J'ai fait trop d'efforts pour changer pour retomber aussi bas qu'avant à cause d'un blondinet avorton et prétentieux. Je m'apprête à parler à nouveau mais je suis coupé par Vanessa qui sort enfin du tribunal. Elle court vers moi et me saute au cou pour m'embrasser, ne remarquant pas l'autre crétin à quelques mètres de nous. Je lui rends son baiser, heureux et entoure sa taille de mes bras. Vanessa se détache de moi, un grand sourire aux lèvres et me lance, toute excitée.


Vanessa : Ça y est, je suis officiellement divorcée !


Je fais un grand sourire et la prends dans mes bras pour l'embrasser à nouveau. Je me sépare d'elle, à bout de souffle et chuchote.


Zac : Je t'aime Vanessa Hudgens.


Mon souffle s'accélère à chaque fois que je prononce ces quelques mots. Je ne lui dis pas souvent mais elle sait que quand je le fais, ça vient du fond de mon c½ur car elle sait tout de moi. Je lis dans ses yeux la joie et l'excitation de cette bonne nouvelle. Elle me sourit, m'embrasse à nouveau et souffle.


Vanessa : Je t'aime aussi Zac Efron.


Je la prends à nouveau dans mes bras dans lesquelles elle se serre allègrement. Nous nous détachons à nouveau. Elle jette un coup d'oeil par dessus mon épaule et remarque le blondinet de tout à l'heure, appuyé contre le mur. Elle ouvre de grands yeux et sort de mes bras pour s'approcher de lui. Elle hurle presque.


Vanessa : Jesse, c'est toi ?


Oh mon Dieu !


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main.

# Posté le mardi 10 juin 2008 13:41

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:28