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SUPER GOUROU PRODUCTIONS © EST FIER DE VOUS PRÉSENTER SES NOUVEAUX BÉBÉS...



(Roulements de tambours)



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Ladies and Gentlemans / Mesdames et Messieurs,
Make noise for / Faites du bruit pour (Ouais, je me la joue Nelson Monfort)


WATCH-OVER-HIM ©

&

ARTIFICIAL-SPIRIT
©
(dont je suis plutôt fière).




Enjoy them !


# Posté le lundi 16 juin 2008 10:23

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:28

# Chapitre 19.

# Chapitre 19.
Maintenant, je sais pourquoi le nom Jesse McCartney me rappelait quelque chose dans la lettre de mon père. Vanessa le regarde avec de grands yeux et moi, je suis figé. Jesse est la dernière personne à avoir parlé à mon père, enfin à Brad. J'essaie de sortir un mot de ma bouche, de lui poser toutes les questions qui me brûlent les lèvres depuis quelques mois déjà mais rien ne sort. Tout se mélange dans ma tête. J'ai mal, mal au c½ur, mal au ventre. J'ai la gorge serrée, les mains qui tremblent. Vanessa l'a remarqué, elle me dévisage.


Vanessa : Chéri, ça va ?


Je n'ai pas la force de lui répondre. Mes yeux me piquent, mes joues me brûlent. Jesse. Jesse McCartney. Sans un mot, je m'assis par terre et enfouis mon visage dans mes jambes repliées. Je me sens faible, mal. Que fait-il ici ? Vanessa s'accroupit à côté de moi et me prend dans ses bras. L'oxygène me revient peu à peu, grâce à elle. Mon corps se fait moins lourd, d'un coup. C'est grâce à elle, à son parfum qui m'apaise. Je plonge ma tête dans son cou et reprends doucement mon souffle. Jesse est toujours là, il nous regarde d'un air étonné. Je me relève, aidé par Vanessa et le regarde droit dans les yeux avant d'articuler difficilement.


Zac : Brad Pitt, ça te dit quelque chose ?


Son sourire s'efface. C'est sûr qu'il ne pouvait pas savoir qu'il était mon beau-père, puisque nous ne portons pas le même nom. J'ai celui de ma mère, lui avait gardé le sien. En un quart de seconde, Jesse a perdu toute l'assurance qu'il avait dans le regard. Je connais ce regard. Il a peur, et il est triste. Comme moi. Il n'est pas si différent de moi en définitive. Il tourne rapidement les talons et s'apprête à partir mais je le retiens par le bras et lance d'une petite voix.


Zac : C'était mon père. Je sais, je sais ce qu'il s'est passé. Il m'a laissé une lettre quand il s'est... suicidé.


Les mots restent coincés au fond de ma gorge. Jesse se retourne vers moi et me regarde, incrédule. Il pose sa main sur mon épaule et me sourit légèrement.


Jesse : Un café, ça te dit ?


Je souris et hoche la tête en guise de réponse. Vanessa nous observe sur le côté, ne comprenant rien à la situation. Son ex et son petit ami actuels se réconcilient sans qu'elle comprenne pourquoi. Je m'approche d'elle et l'embrasse du bout des lèvres avant de lui chuchoter que je lui expliquerais tout une fois chez nous... Nous avons emménagé ensemble il y a deux mois déjà. D'une certaine manière, ça me rassure de savoir qu'elle est toujours là, quelque part près de moi. Elle me permet d'être meilleur et sans elle, je serais toujours enfermé dans ma monotone existence à haïr tout le monde sans raison valable. Sa main se glisse dans la mienne et nous marchons avec Jesse en direction du Starbuck's Coffee le plus proche. J'appréhende cette discussion. A chaque fois que j'ai relu la lettre de Brad, je me suis demandé comment je réagirais si je me retrouvais face à ce Jesse McCartney dont j'ignorais le visage jusqu'à maintenant. J'ai imaginé des tonnes de dialogues, des tonnes de questions à lui poser. J'ai imaginé aussi ses réponses. Et maintenant que je peux tout lui déballer, rien ne sort et je sers de plus en plus fort la main de Vanessa, pour me donner le courage d'avancer encore. Je suis ridicule. Nous nous installons à une table à l'écart. Le Starbuck's est plein à craquer et quelques jeunes filles viennent nous demander des autographes que je signe sans grand enthousiasme. Quand nous sommes enfin seuls, Vanessa pose sa main sur ma cuisse. Elle me fait comprendre qu'elle me soutient et qu'elle est là pour moi. Je l'aime. C'est indéniable. Je pourrais crever pour elle, comme j'aurais pu crever pour Hayden. J'ouvre enfin la bouche.


Zac : Tu connaissais Brad ?


Jesse acquiesce d'un signe de tête et prend une grande inspiration, les larmes aux yeux.


Jesse : Mes parents se sont fait assassiner quand j'avais neuf ans... devant mes yeux. Ils avaient emprunté de l'argent à des gens malhonnêtes et ils n'arrivaient pas à les rembourser alors ils les ont tué... Je me suis caché sous mon lit et... j'ai vu mes parents tomber devant moi, le crâne en sang... Je suis resté des heures comme ça, à regarder mes parents baigner dans une flaque de sang et puis les policiers sont arrivés... C'est Brad qui m'a retrouvé, sous le lit et je crois qu'il s'est tout de suite attaché à moi. Il m'a fait changer d'identité, de nom, de visage, de pays. J'habitais en Angleterre et je m'appelais Josh McConnel quand j'étais petit. Je suis devenu Jesse McCartney et ton père m'a emmené ici, à Los Angeles. Il m'a permis de refaire ma vie. Je devais témoigner contre les hommes qui avaient tué mes parents. J'avais vu leurs visages. Aujourd'hui encore, je les reconnaitrais entre milles. Sauf qu'ils ont appris que j'allais témoigner et ils ont commencé à me chercher partout pour me retrouver. Ton père, Brad, m'a protégé du mieux qu'il le pouvait jusqu'au jour où l'un des hommes nous a trouvé. Il ne nous avait pas reconnu mais ton père m'a appelé Josh au lieu de Jesse et l'homme a donc réalisé que c'était moi. Il a aussi vu ton père, c'est pour ça qu'ils ont aussi commencé à le chercher lui et... c'est pour ça qu'il s'est suicidé... Ton père t'aimait vraiment, tu sais. Il me parlait souvent de toi, il me parlait aussi de ton vrai père. Il me disait qu'il l'avait bien connu, qu'ils étaient amis adolescents mais qu'il ne voulait plus jamais entendre parler de lui après ce qu'il avait fait à ta mère. Je suis désolé Zac, c'est de ma faute s'il est mort.


Il s'arrête et reprend son souffle. Il pleure, moi aussi. Je me lève lentement et le prend dans mes bras. Il agrippe mon t-shirt et renifle bruyamment pour sécher ses larmes. Je me sens mieux. Je pleure mais je me sens mieux. Je suis heureux de savoir enfin la vérité, toute la vérité... Mais certains mots de son long discours me reviennent en mémoire. Je me détache de lui et le dévisage un instant avant de lancer, d'une voix toujours tremblante.


Zac : Mon... Mon vrai père ?


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main.


Je remercie tout ceux qui m'ont encouragé dans le chapitre précédent et qui m'ont laissé des commentaires adorables. C'est pour ceux-là que j'écris, et pas pour ceux qui critiquent sans être foutus de mettre leur nom.

Je vous embrasse fort.

Lucile in the Sky with Diamonds.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 07:34

Modifié le dimanche 24 août 2008 14:29

# Chapitre 20.

# Chapitre 20.
La vie n'a jamais été tendre avec moi. Je ne dis pas ça pour que l'on me plaigne, loin de moi cette idée. Il faut juste avouer que c'est la vérité. Dans un sens, je n'aurais jamais connu le vrai sens du mot "amour" si je n'avais pas connu Vanessa Hudgens. A elle seule, elle a donné un sens à ma vie. Elle m'a permis de redevenir moi-même. Sans elle, qui sait ce que je serais devenu ? Elle a été ma faiblesse, elle l'est toujours. Elle est celle pour qui je tomberai, c'est une évidence. Ce n'est pas plus compliqué que ça : j'aime Vanessa Hudgens. De toutes mes forces. De tout mon c½ur. De toute mon âme. Je l'aime à en crever. Et il y a quelques années, je n'aurais jamais imaginé pour aimer quelqu'un d'autre que moi-même. Et pourtant...
Alors, je pourrais me contenter de ça, faire comme si ça suffisait, seulement, ce n'est pas le cas. Il reste une chose qui m'empêche de profiter à fond de mon bonheur naissant avec elle : mon père. Mon vrai père. Je ne sais rien de lui à part ce que Jesse m'en a dit. Je connais son nom et son visage puisque je l'ai vu tant de fois sur les écrans. Mon père, acteur. Le pire dans tout ça, c'est que je l'ai croisé une dizaine de fois dans les soirées mondaines auxquelles j'ai du assister, je lui ai parfois sourit peu sincèrement sans me douter que je souriais à mon père. J'en ai la gorge nouée rien que d'y penser. Et pourtant, à ce moment précis, j'ai tout pour être heureux. Mais voilà... Il y a le "Et pourtant..."
Mes doigts glissent dans les cheveux de Vanessa dont la tête est posée sur mes genoux. La voix de Johnny Cash me parvient aux oreilles, un son lointain. Enfoncé dans le canapé, je pourrais me détendre, juste profiter de sa présence. Seulement, il y a toujours ces questions qui me grillent le cerveau.
Et j'ai besoin de réponses...
Je baisse les yeux vers Vanessa et chuchote.



Zac : Bébé, tu dors ?


Aucune réponse, je prends ça pour un oui. Je prends sa tête dans mes mains et la pose sur le canapé pour m'en extirper. Je m'accroupis en face d'elle et l'embrasse sur le front.


Zac : Je t'aime.


Je m'étonne moi-même de l'intensité de mes mots. Ce n'est qu'un murmure mais la sincérité est telle qu'elle me frappe de plein fouet. Dieu, ce que j'ai pu changer grâce à elle ! Je secoue la tête pour me changer les idées et m'installe devant l'ordinateur, à la recherche de tout ce que je ne sais pas sur lui. Mes yeux parcourent à toute vitesse toutes ces lignes à son sujet. Un détail me choque plus que le reste :

Heureux papa d'un petit garçon de six ans.

J'avale difficilement ma salive. Je reste figé sur ces quelques mots pendant une heure, peut-être deux. Le temps semble s'être arrêté autour de moi. J'ai beau essayé de penser à autre chose, ça m'est impossible. Je ne peux détacher mes yeux de l'écran. Ai-je vraiment un petit frère ? Un autre après Hayden ? Je pousse un long soupir et m'appuie contre le bureau, la tête entre mes mains. Je sens deux bras m'encercler la taille. Je sursaute et me retourne, faisant face à Vanessa dont le sourire me réconforte quelque peu. Elle m'embrasse du bout des lèvres et demande d'une petite voix.


Vanessa : Qu'est-ce qu'il se passe mon c½ur ?


Ma gorge se serre, je baisse les yeux. Vanessa plante son regard tendre dans le mien. Je ne peux m'empêcher de sourire.


Zac : Tu triches ! Tu me fais les yeux doux !


Elle rit et se serre contre moi.


Vanessa : Allez, dis moi ce qui ne va pas.


Je me mords la lèvre, appréhendant sa réaction et réponds, dans un souffle.


Zac : Je veux le rencontrer... Je veux aller le voir.


Vanessa se fige un instant puis elle se radoucit. J'en ai encore la gorge nouée rien que de lui avoir balancé ça comme ça... mais elle me comprend, je le sais. Elle m'a toujours compris. D'un geste doux, elle me prend les mains, m'embrasse et susurre.


Vanessa : Tu veux que je vienne avec toi ?


Je souris, la serre contre moi et murmure à son oreille.


Zac : Non, je dois le faire seul.


Vanessa acquiesce d'un signe de tête et me tend ma veste. Elle ne dit rien, mais je vois dans son regard qu'elle me souhaite bonne chance. Je l'embrasse longuement avant de quitter la maison. Je m'installe dans ma voiture et sors l'adresse que j'ai prise d'internet. Les mains plantées sur le volant, je reste figé un long moment avant de mettre le contact. Au bout de quelques minutes, je suis à l'autre bout de Los Angeles, devant une immense villa, à l'adresse indiquée. Je sais que je suis au bon endroit quand je vois la foule de paparazzis qui s'amasse devant l'entrée. Je prends une grande inspiration et sors de la voiture. Je fonce tête baissée, ignorant royalement les interrogations des journalistes. Je pousse le grand portail en fer et traverse l'allée. Je reste le regard fixé sur la porte. Mais qu'est-ce que je fais là ? Et qu'est-ce que je pourrais bien lui dire ? Je suis pitoyable. Je m'apprête à partir quand la porte s'ouvre. Il est là, devant moi. Je prends mon courage à deux mains et le regarde dans les yeux.


Zac : Bonjour Mr Law, je suis...


Il me coupe d'une voix ferme, mais douce.


Jude : Je sais qui tu es. Entre, Zac.


Je m'exécute d'un pas chancelant.


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main...



Eh oui je suis de retour.
Ceci est un chapitre de transition, donc pas très intéressant.

Je vous préviens plus tard.

Énormes bisous à vous tout(e)s. Merci pour vos encouragements.


Lucile in the Sky with Diamonds.

# Posté le dimanche 24 août 2008 18:27

# Chapitre 21.

# Chapitre 21.
Je le vois bien : derrière son café, il me dévisage. Je pense qu'il est aussi effrayé que moi; si vraiment il sait qui je suis exactement. J'ai la bouche tellement sèche que je suis incapable de parler. Et lui, il attend quelque chose... mais quoi ? Je ne vais pas commencé la conversation par 'Hey ! Salut papa, c'est moi, ton fils caché ! Tu sais, celui qui tu as eu au lycée ?". Nous soupirons tous les deux, comme pour marquer davantage notre gêne. Je me sens con comme pas possible, planté devant lui sans rien pouvoir lui dire. Je m'étais imaginé plus courageux. Il parle enfin. Sans doute n'imagine-t-il pas à quel point il me soulage.


Jude : Alors... Hum... Tu es venu pour quoi ?


Je retire ce que j'ai dit -ou pensé plutôt- : il ne me soulage absolument pas. Alors, je commence par où ?


Zac : Je m'appelle Zac Efron... Ma mère s'appelait Nicole Efron... Et... je crois... je suis même presque sûr... que vous êtes mon père.


Dans le genre pitoyable, je n'aurais pas pu faire mieux même en le voulant. Je me mords la lèvre nerveusement, il me sourit. C'est ça, vas y, fous-toi de ma gueule ! Je serre les poings. Non, il ne faut pas que je m'énerve. Pas maintenant, pas si proche du but. Sa voix grave me ramène à la réalité.


Jude : Je m'appelle Jude, mais tu dois le savoir... Et, oui, je suis ton père; Zac...


Bon ok, je suis venu pour ça mais allez savoir pourquoi, je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à ce qu'il me jette dehors sans retenue. Paparazzis ou pas. Mais non, il confirme et l'intensité de sa voix et de son regard conjugués me prouve qu'il ne ment pas. Je le regarde dans les yeux. Son sourire m'exaspère. Il a l'air si sûr de lui, il essaie de me mettre à l'aise, d'être gentil mais comment puis-je être tranquille alors qu'il m'annonce qu'il est mon père. Je découvre le visage de mon père au bout de 25 années d'existence. Record à battre... Je pousse un soupir las. Il me dévisage toujours et je crois devenir fou. J'explose.


Zac : C'est tout ? J'ai passé les dix dernières années de ma vie à me demander qui était mon vrai père. J'ai passé des soirées entières à me demander qui tu étais, quelle tête tu pouvais avoir, si je tenais mes yeux de toi, pourquoi tu m'avais abandonné et si tu le regrettais. Je voulais savoir pourquoi ma mère me disait que j'étais une erreur de la nature, qu'elle n'avait jamais voulu de moi. J'espérais que si un jour je me trouvais face à toi, tu pourrais me dire la vérité et maintenant que je suis là, que je t'ai trouvé, tout ce que tu trouves à me dire, c'est que tu es mon père ! Bah c'est super mais c'est franchement pas un scoop !


Oh mon Dieu ! Qu'est-ce que je viens de faire ? Je reprends lentement mon souffle. Il me fixe, les yeux ronds. D'une main tremblante, je sors mon paquet de cigarettes de ma poche et en attrape une. Je fais chaque poche de ma veste à la recherche d'une briquet, en vain. Je pousse un grognement de protestation. Il s'approche timidement de moi et me tend un zippo étincelant. Je le remercie d'un hochement de tête et allume ma cigarette. La fumée me chatouille le palais et descend dans ma gorge. Je m'enfonce dans le canapé, et ouvre grand les yeux vers le plafond. La colère m'a fait monter les larmes aux yeux. Mon cher père se racle la gorge et se tortille nerveusement les doigts. Et puis sa voix douce retentit. Je me fige et écoute attentivement.


Jude : Je ne sais pas vraiment ce que Nicole et Brad t'ont raconté, mais bon... Ta mère et moi sommes sortis ensemble au lycée, on avait 16-17 ans et comme tous les ados, nous étions totalement irresponsables et elle est tombée enceinte. Je ne dis pas que tu étais une erreur mais comprends-bien que nous étions très jeunes et avoir un enfant nous terrorisait littéralement. J'en ai parlé à mon père et il m'a dit que je devais assumer alors j'ai suivi son conseil. Nous avions tout prévu avec ta mère, c'est même moi qui ai choisis ton prénom, elle celui d'Hayden. Nos parents avaient fini par s'y faire. Et puis, vous êtes venus au monde Hayden et toi. 3, 45 kg. Tu étais un magnifique bébé.


Il soupire. La nostalgie et la tristesse se sont imprégnées dans sa voix. Il tremble, un peu, et semble dérouté de me raconter ça. Je sais qu'il ne ment pas, je le sens. Je me penche vers lui et demande calmement.


Zac : Mais qu'est-ce qu'il s'est passé alors ?


Une larme coule sur sa joue, comme si j'avais réouvert de vieilles blessures enfouies au plus profond de lui. Il chuchote presque à présent.


Jude : Il faut que tu saches quelque chose, Zac, c'est que ta mère avait des problèmes mentaux qu'elle tenait de sa grand-mère et qu'elle a toujours tout fait pour vous le cacher. Elle avait parfois du mal à se contrôler et se sentait obligée de mentir parfois... Bref, Brad était mon meilleur ami, il était comme mon frère jusqu'au jour où je les ai surpris, Nicole et lui, dans le même lit. Nicole lui avait raconté qu'elle et moi, c'était fini, et Brad n'avait pas osé me demander confirmation, pour ne pas me blesser. J'ai décidé de partir pour les États-Unis, avec vous deux. Quand j'ai voulu venir vous chercher quelques jours plus tard, Nicole s'était enfuie, vous emmenant avec elle et Brad l'avait suivi pour qu'elle ne fasse pas n'importe quoi. J'ai prévenu la police, engagé des détectives privés mais ils ne vous ont jamais retrouvé. Elle était partie à l'autre bout de l'Angleterre. Je suis donc parti pour Los Angeles, j'avais besoin de changer d'air... Et je suis devenu connu peu à peu. Trois ans après mon arrivée, j'ai reçu une lettre de ta mère, avec une photo de vous deux. Elle m'en envoyait une par an et ajoutait toujours un petit renseignement... Ensuite elle a arrêté, et je n'ai jamais su pourquoi mais c'était il y a une dizaine d'années. Ensuite, j'ai entendu parler d'un Zac Efron qui commençait à devenir célèbre et quand j'ai vu les premières photos de toi, je t'ai tout de suite reconnu. J'ai continué à me renseigner sur toi de temps en temps...


Bon... Et maintenant, je suis censé dire quoi ? Une fois encore, tout ce à quoi je croyais s'écroule. Et cette fois n'est pas des moindres. Car je sais qu'il ne ment pas. Comment je dois réagir avec ça ? Je tremble autant que lui. Seulement, certaines de ces paroles m'intriguent plus que d'autres et je ne peux m'empêcher de poser la question qui me brûle les lèvres.


Zac : C'était toi... l'homme qui me rendait visite quand j'étais dans le coma ?


Il acquiesce d'un signe de tête et me gratifie d'un sourire timide et crispé, que je lui rends, sincère. Je continue dans ma lancée.


Zac : Quel genre de renseignement elle te donnait ?


Il hausse les épaules et reprend.


Jude : Ce que j'avais besoin de savoir, en tant que père. C'est comme ça que j'ai su que ton sport préféré était le hockey, ta couleur préférée le rouge, ta ville préférée Londres, ton plat préféré les lasagnes, ton parfum de glace la noisette, à moins que ça ait changé depuis...


J'ai l'impression d'assister à un cours sur moi-même. Seulement, un détail cloche...


Zac : Ma mère ne savait pas tout ça... Elle ne s'intéressait pas assez à moi pour le savoir.


Il fronce les sourcils et se lève. Il prend une petit boîte en bois sur la cheminée et me l'apporte. Je l'attrape délicatement et souffle dessus. Un nuage de poussière s'envole. Je l'ouvre et y découvre un paquet de lettres. Une par an. Je prends la première et lis juste l'adresse pour comprendre. Un sourire triste s'impose à mes lèvres. Non, ma mère n'aurait jamais fait ça, elle me détestait.


Zac : C'est l'écriture de Brad.


Jude se lève d'un bond et s'assit à côté de moi, examinant à son tour la belle et fine écriture.


Jude : Tu en es sûr ?


Je hoche la tête et sors la lettre de Brad de la poche intérieure de ma veste. Jude ne lit que le premier mot et compare.


Jude : Oui... Tu as raison... Mais pourquoi Adieu ?


La question à ne pas poser... Je grimace et réponds, dans un souffle.


Zac : Brad s'est suicidé.


Ses mains lâchent les deux lettres qui s'écrasent sur le sol. Je passe l'heure qui suit à tout lui raconter. Il acquiesce de temps en temps, hoche la tête pour me faire savoir qu'il écoute mais n'intervient jamais. A la fin de mon récit, une autre question lui échappe.


Jude : Et Nicole, comment va-t-elle ?


Une autre mauvaise question. Je passe donc cette deuxième heure à lui expliquer comment elle est morte, essayant de lui retranscrire le plus fidèlement possible ce qu'elle m'a dit ce jour-là. Il me comprend, ou du moins, il essaie. La plupart des gens aujourd'hui font semblant d'écouter, et assure qu'ils vous comprennent, et ce sont ceux-là qui ne comprennent pas généralement. Ceux qui ne disent rien sont ceux qui sont le plus à même de comprendre la douleur de celui qui raconte. Jude m'écoute vraiment, il ne fait pas semblant.


Jude : Et ton enfant, elle s'est bien passée ?


Des questions à ne pas poser, celle-ci est la pire. Je chuchote presque lorsqu'enfin je lui réponds.


Zac : Elle me battait quand Brad et Hayden n'étaient pas là, et elle me répétait sans cesse que j'étais une erreur, qu'elle n'avait jamais voulu de moi et que j'étais le résultat d'un viol... On ne peut pas dire que c'était facile tous les jours, mais j'ai survécu...


Nous passons le reste de l'après-midi à discuter, comme si nous ne nous étions jamais quittés, il y a vingt-cinq ans. Je lui raconte tout, tout dans les moindres détails. Le chapitre Vanessa doit d'ailleurs durer quelques heures...


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main...


Il ne reste plus que trois ou quatre chapitres.
J'espère que celui-ci vous a plu.
Vos impressions sur Jude ? Et sur ces nouvelles confessions ?

Je tiens toujours autant aux trois commentaires expressifs pour être prévenus, ne l'oubliez pas.

Je préviens plus tard, là je n'ai vraiment pas la motivation.
Je vous embrasse fort mes petits bouts.


LSD, vers l'Infini, et au-delà !

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:50

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 09:24

# Chapitre 22.

# Chapitre 22.
Nos rires se mêlent harmonieusement. On pourrait se croire dans un film : une scène père-fils, complices à en faire jalouser certains. Oui, on pourrait, si tout n'était pas si bizarre et compliqué. Il est rare que le silence s'impose à nous. Nous parlons sans retenue, de tout ce qui nous passe par la tête. Sans tabou, sans limite. Je me sens bien. Vivant. C'est comme si depuis toutes ces années, j'étais resté la tête sous l'eau et qu'enfin, aujourd'hui, je peux respirer. Oui, c'est ça : une bouffée d'air frais, de l'oxygène nouveau. Depuis le temps, j'avais oublié à quel point le rôle d'un père est important. Mais n'allons pas trop vite, il n'y a rien de concret. A cette pensée, ma joie se dissipe. Mon sourire fait place à un rictus crispé. Jude s'arrête de rire. Il me regarde, fronce les sourcils. Je parle d'une voix à peine audible.


Zac : Et maintenant, on fait quoi ? Je veux dire... Toi et moi...


Je suis coupé par l'arrivée tonitruante d'un petit garçon. Il jette un sac de sport au sol et saute sur Jude. Ses cheveux blonds comme le blé étincellent et son sourire rayonnant est ponctué d'un trou dû à une dent perdue. Il a encore toute la beauté de l'innocente et la gaieté de la jeunesse. Ses yeux d'un bleu clair contiennent une douceur infinie. Il me dévisage un instant, avant de me lancer d'une voix polie.


? : Salut. Moi je m'appelle Matt. Et toi, comment tu t'appelles ?


Zac. Je m'appelle Zac. Mais non, rien ne sort de ma bouche. Je reste figé sur lui, sur sa naïveté que j'envie presque. J'ai dû grandir trop vite, mûrir bien trop rapidement à cause de ce que la vie m'a fait subir. Je ne me rappelle plus de tout ça, de l'âge où l'on ne se soucie de rien d'autre que de profiter de la vie. Merde, j'ai raté tant de choses et perdu tant de temps en réflexions inutiles. Me voyant figé ainsi, Jude répond à ma place.


Jude : Il s'appelle Zac. Tu veux bien nous laisser seul, mon c½ur ?


Matt acquiesce, l'embrasse sur la joue, me fait un grand sourire et part à toute vitesse dans les escaliers qui mènent à l'étage. Jude se racle la gorge d'un air gêné et reprend, toujours avec cette douceur époustouflante dans la voix.


Jude : Écoute, tu es un garçon génial Zac, du peu que j'en ai vu du moins. Et si tu es d'accord, j'aimerais rattraper le temps perdu... Mais laisse-moi le temps d'annoncer ça à Matt.


Rattraper le temps perdu. Ah, mais sais-tu seulement combien de temps je dois rattraper ? Mais il est temps de changer ça. Oui, il est temps d'effacer le passé. Je dois me reprendre en main et arrêter de penser à quoi sera fait demain. Je ne suis pas devin. Une chose est sûre, demain ne sera pas pire qu'hier. Je ne suis plus l'enfant blessé et torturé par la vie. Je suis un homme, aimé, amant et prêt à foncer tête baissée vers le bonheur. Une nouvelle vie s'offre à moi et elle ne pourra pas être pire que la précédente. La roue a tourné. Je le gratifie d'un sourire sincère et réponds.


Zac : Ça me va.


Ses dents blanches se dévoilent en un sourire radieux. Il se lève et m'enlace brièvement, d'un geste maladroit. Cela me suffit. Comme pour me ramener sur Terre, la sonnerie de mon téléphone retentit, me signalant un message sur mon répondeur. Je l'écoute et reconnais immédiatement la douce et mélodieuse voix de la femme de ma vie.


Vanessa : Coucou mon c½ur, c'est moi. J'espère que ça se passe bien avec ton père. Quand tu auras fini, rentre vite, j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer. Dépêche-toi, je ne vais pas tenir ! Je t'aime.


Je raccroche. Un sourire s'est fixé à mes lèvres. Vous vous souvenez quand je vous ai dit que les bonnes nouvelles n'étaient généralement bonnes que pour ceux qui les annoncent ? Eh bien, cela n'est pas valable avec Vanessa, sachez-le. La voix de Jude me sort de mes pensées.


Jude : Je suppose à ton sourire béat que c'est la fameuse Vanessa ?


Je hoche la tête en guise d'approbation. Il rit de bon c½ur et je lui annonce timidement que je dois partir. Il hausse les épaules, soupire et me raccompagne à la porte. Je sors et traverse l'allée lorsqu'il revient vers moi en courant. Il me tend un papier et m'annonce, un peu gêné.


Jude : C'est mon numéro. N'hésite pas à m'appeler si tu veux discuter... Et passe boire un café un de ces jours, avec Vanessa...


Je lui fais un grand sourire et sors. Les flashs des paparazzis manquent de m'aveugler mais je n'y prête pas attention. Jude est debout sur le perron et le salue d'un signe de main. Je m'enfonce dans ma voiture, pose les mains sur le volant et ferme les yeux. Je ne peux m'empêcher de sourire bêtement. Cette journée est à ajouter au palmarès des plus belles journées de ma vie, sans aucun doute. Je tourna la clé et appuie sur l'accélérateur. Il me tarde de tout raconter à Vanessa. J'allume la radio et les premiers mots qui en sortent me font regretter ce geste. Il raconte qu'une mère et son enfant ont été assassinés ce matin à Los Angeles, poignardés à plusieurs reprises. Dur retour à la réalité, je préfère éteindre la radio. Je veux rester sur mon petit nuage, penser à moi plutôt qu'à la misère du monde. Mon retour à la maison se fait rapidement. La joie me submerge. Je sautille jusqu'à la porte d'entrée mais m'arrête net quand je la découvre entrouverte. Je la pousse doucement et entre à l'intérieur, en criant.


Zac : Vanessa ? Bébé, je suis rentré... Vanessa ? Hé oh !


Je me dirige machinalement vers le salon et le spectacle que j'y découvre me glace le sang. Vanessa est là, devant moi, fermement attachée à une chaise, un bout de tissu glissé dans sa bouche pour qu'elle ne crie pas. Je panique.


Zac : Oh mon Dieu ! Ça va aller mon c½ur, je suis là maintenant.


Elle me fait non de la tête, l'air affolée. Je m'approche pour la détacher lorsque l'on m'attrape par derrière. Je n'ai pas vraiment le temps de réaliser mais je sais bien que ce que l'on me glisse sous la gorge est un couteau. Je sens ma respiration s'accélérer dangereusement. Son murmure, son souffle se frottent à mon oreille lorsqu'il y glisse quelques mots, quelques mots qui me terrifient.


? : Nous n'attendions plus que toi, Zac...


Je m'appelle Zac, Zac Efron et je sais que le bonheur est à portée de main...






Je vais être franche avec vous, cette suite ne devait pas arriver avant mercredi. Mais voilà, hier soir, alors que je vagabondais sur internet, Diana est venue me voir et elle m'a dit : Lucile, je voulais faire quelque chose pour toi, pour te prouver que tu es vraiment importante à mes yeux (ou quelque chose du genre). Devant mon ordinateur, je souris bêtement et lui réponds que c'est bien évidemment réciproque. Et Diana me donne cette adresse-. Alors j'ai décidé, pour vous remercier, de vous mettre mes suites plus tôt, simplement parce que je ne savais pas quoi faire d'autre. Je ne trouve sincèrement pas les mots pour vous dire combien ça me touche. Pour tout vous dire, chez moi, je suis connue pour mon insensibilité chronique et ma froideur exemplaire quand il s'agit d'extérioriser mes sentiments, et pourtant, hier soir, quand j'ai lu tous vos adorables messages, je n'ai pas pu m'empêcher de sentir les larmes me picoter les yeux. Un brin de poussière, sans doute... Alors voilà, je tenais à vous dire merci, parce que ça m'a énormément remonté le moral et que vous êtes les meilleures lectrices (je ne rêve pas trop sur la dose de testostérone contenue dans mon lectorat) qu'une misérable auteur comme moi puisse rêver d'avoir. Vous avez réussi à me réchauffer mon petit c½ur de pierre. :). Certains messages étaient absolument merveilleux mais je ne ferais pas de cas par cas parce que vous êtes toutes merveilleuses. J'en suis encore toute émoustillée.
Bien sûr, j'adresse un merci particulier à Dianichou, qui sait toujours me remonter le moral comme il se doit et qui surtout, est une amie et une personne exceptionnellement formidable.
Bref, je vous remercie de tout mon coeur, que vous lisiez Soft-Utopia, Kill-Zac-Story, Artificial-Spirit ou les trois, merci. Merci parce que, sans vous, et sans mentir, je n'en serais pas où j'en suis aujourd'hui. Sans vous, j'aurais sans doute depuis bien longtemps arrêté d'écrire. Alors merci pour votre soutient, pour votre adorable sincérité et surtout pour votre présence incontestable et incontestée.
Je vous embrasse tous -et pas de ou presque cette fois- très très fort mes petits bouts.
Et que la force soit avec vous.
-Amen-


Diana, je t'aime, et merci pour le choix de la chanson. <3

Lucile in the Sky with Diamonds, le supergouroudelamortquituequivousaimeàfondlesballons..

# Posté le lundi 08 septembre 2008 06:47

Modifié le lundi 08 septembre 2008 09:56